Premiers pas à l’étranger :
à quoi faut-il s’attendre ?

Publié le 04/12/2017 par Assimil
1 commentaire

 

Que ce soit dans le cadre universitaire ou professionnel, partir vivre à l’étranger est une expérience enrichissante sur le plan humain. Apprendre à se débrouiller dans une langue étrangère et surtout dans un nouvel environnement est sans doute le premier défi qui attend chaque expatrié, mais ce n’est pas le seul. Les premiers jours en terre inconnue vont sans doute définir la réussite du projet d’expatriation. Aussi faut-il être paré à toute éventualité.

S’installer à l’étranger : les premiers pas dans une nouvelle vie

Si certaines démarches administratives sont réalisables avant de partir, comme la demande de visa par exemple, d’autres sont plus compliquées à effectuer à distance. Les premiers jours à l’étranger sont donc bien souvent consacrés à l’installation sur place.

  • Trouver un logement

À moins d’avoir des connaissances sur place qui peuvent s’en charger pour vous, trouver un logement à l’étranger se fait bien souvent lors des premiers jours d’arrivée dans le nouveau pays, surtout si vous partez seul ou si vous êtes étudiant. La recherche d’un logement est le meilleur moyen de vous mettre dans le bain et de découvrir votre nouvel environnement. Colocation ou appartement ? Évaluez votre budget et faites votre choix en fonction. À noter que la colocation est un excellent moyen pour vous intégrer dans la vie locale et pour pratiquer la langue. Si vous partez en famille, la logistique est quelque peu différente. Il est vivement conseillé de trouver un logement avant d’envisager un déménagement. Plusieurs allers-retours vont donc être nécessaires pour chercher l’habitation qui conviendra à toute la famille. L’avantage est que vous serez plus serein en arrivant.

  • Trouver un emploi

Travailler à l’étranger est un accélérateur d’intégration. Vous serez plongé dans la langue et vous aurez l’opportunité de faire de nouvelles connaissances. Si vous n’avez pas la possibilité de trouver un emploi avant de partir, renseignez-vous toutefois sur l’état du marché du travail sur place. Est-ce qu’il y a des postes à pourvoir dans votre domaine ? Est-ce que votre statut d’expatrié vous donne un avantage sur les locaux ? Faut-il avoir un permis spécifique pour travailler à l’étranger ? Si dans l’espace Schengen, les démarches sont facilitées pour les Européens désireux de vivre à l’étranger, chaque pays a des spécificités à connaître. Rendez-vous sur le site du ministère des affaires étrangères pour en savoir davantage. Faites une liste des démarches à effectuer et suivez-la à la lettre. Regardez comment sont présentés les CV et les éventuelles lettres de motivation dans le pays d’accueil afin de mettre toutes les chances de votre côté. Si vous partez à l’étranger pour vos études, les universités proposent bien souvent des offres d’emploi pour des petits jobs étudiants. Vous trouverez bien votre bonheur.

  • Ouvrir un compte en banque

Avoir un compte bancaire dans une banque locale est un avantage pour la gestion de la vie quotidienne dans le pays étranger, surtout si vous comptez travailler sur place et payer votre loyer par chèque ou virement. Certaines banques françaises existent dans certains pays ou elles proposent des partenariats avec des banques étrangères. L’ouverture d’un compte bancaire peut donc s’effectuer en amont du départ. Si vous n’avez pas pris le temps de réaliser ces démarches avant de partir vous installer à l’étranger, rendez-vous dans différentes banques locales et demandez les grilles tarifaires. Privilégiez des enseignes connues aux petites banques. Pour les étudiants, cette étape n’est pas obligatoire, d’autant plus si vous partez dans un pays de la zone euro. La procédure d’ouverture d’un compte bancaire peut s’avérer longue dans certains pays donc autant garder votre compte français. Il est parfois possible de retirer de l’argent à l’étranger sans frais bancaires et certains établissements proposent même des services spécifiques pour les étudiants en échange à l’étranger, alors renseignez-vous auprès de votre banque avant de partir.

  • Se déclarer à l’ambassade ou consulat

Le Registre des Français établis hors de France recense les citoyens français installés à l’étranger. L’inscription n’est pas obligatoire mais elle est recommandée pour des raisons de sécurité. Ce registre peut s’avérer utile en cas d’urgence et il permet de vous tenir au courant des évènements importants dans votre pays d’origine, comme les élections. Ainsi, vous pourrez voter sans avoir à rentrer en France. S’inscrire peut se faire dans une ambassade ou un consulat, si vous disposez d’une de ces deux structures dans la ville où vous habitez. Sinon, il n’est pas nécessaire de vous déplacer puisqu’il est possible de vous inscrire en ligne. À noter que si vous restez moins de 6 mois à l’étranger, il existe une plateforme dédiée.

Bon à savoir

Si vous partez vivre à l’étranger avec le statut de salarié détaché, la plupart de ces démarches seront certainement effectuées par l’entreprise qui vous envoie à l’étranger.

Vivre à l’étranger : l’ascenseur émotionnel des premiers jours

Une fois toutes les démarches administratives réglées, votre cerveau peut enfin se concentrer sur votre nouvelle vie à l’étranger. Le stress de l’installation laisse bien souvent la place à l’excitation et l’envie d’essayer de nouvelles choses. Différences et similarités entre les cultures, découvertes des us et coutumes locales, balades dans les rues de votre nouvel environnement : cette période de découverte est la plus euphorisante de votre expérience à l’étranger. Mais c’est aussi le moment où vous êtes confronté à vous-même et vous pouvez vous mettre à douter sur les raisons qui vous ont fait quitter les terres que vous connaissiez si bien. Vous ne comprenez pas encore très bien la langue de votre pays d’accueil et tout vous semble si différent. Émotionnellement parlant, les premiers jours à l’étranger sont de véritables défis pour certains, tiraillés entre l’envie de découvrir ce nouveau pays, ses coutumes et ses locaux, et la nostalgie du pays d’origine. Ces sentiments sont tout à fait normaux et légitimes. La perte de repères oblige à en trouver d’autres et si vous vous laissez du temps, vous y arriverez.

Assimil vous accompagne…

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Commentaires

Par Lauriane le 11/12/17 à 12h18

Merci pour cet article. En effet, il y a des étapes auxquelles on ne peut pas échapper comme les démarches administratives ou encore la recherche de logement.

L’étape « logement » ne doit pas être sous-estimée, comme rappelé dans cet article, l’expatriation engendre la valse des émotions, et c’est pourquoi il est un important de trouver un chez-soi douillet dans lequel on va se sentir bien dans les mois à venir.

Si vous avez envie de pleurer en rentrant dans votre nouvel appart’, cela risque d’entacher votre expérience sur place.

Après l’avoir expérimenté plusieurs fois, je pense qu’il est plus judicieux de réserver une auberge de jeunesse pour quelques jours, voire une semaine afin de se familiariser avec les lieux et prendre le temps de faire des visites d’appartements pour bien choisir.

Cela permet également d’appréhender le quartier et les éventuels futurs colocataires. On peut se rendre compte à la première rencontre s’ils ont l’air plus ou moins « normaux » 😉

Ça peut être très rapide. Lors de mon séjour au Mexique, j’ai trouvé un appartement en moins de 3 jours. A New York, il m’a fallu un peu plus, 15 jours qui m’ont paru une éternité. Mais il vaut mieux prendre son temps au début pour être bien les mois qui suivent.

Il arrive qu’on veuille vite rayer de sa to-do list le bullet point « recherche d’appart », graaave erreur ! Ça a été mon cas lors de mes premiers séjours, erreur de débutante.

J’ai « réservé » un appartement à distance, sur la base d’informations trouvées sur le net.
A l’arrivée, la cata ! Appartement dégueu, des colocs un peu spéciaux et une suite de séjour moyennement bien vécu.

J’apprécie également dans cet article le fait d’avoir mis en avant l’ascenseur émotionnel. C’est véritablement le cas, on passe du rire au larme et ce même quand on à l’habitude de partir. C’est tout à fait normal de se sentir un peu perdu et triste au début.
On se demande se qu’on fout là ahah et puis tout s’arrange 🙂

Lauriane du
http://www.marathon-des-langues.com

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