Polonais : rencontre
avec Barbara Kuszmider

Publié le 05/03/2015 par Éditions Assimil
13 commentaires

Affiche Polonais Assimil Salon du Livre 2015
Barbara Kuszmider, auteur du polonais dans la collection sans peine, viendra présenter son ouvrage au Salon du Livre 2015 le dimanche 22 mars à 14h.

Deux villes polonaises invitées d’honneur su Salon du Livre

Le Salon du Livre 2015 ouvre ses portes le vendredi 20 mars à la Porte de Versailles. On y célèbrera la Pologne puisque les villes de Cracovie et de Wrocław sont les invitées officielles de cette manifestation, mais aussi parce que nous publions une nouvelle édition de notre cours de polonais dans la collection sans peine. L’auteur, Barbara Kuszmider, présentera son ouvrage le 22 mars à 14h sur le stand des éditions Assimil.

La nouvelle édition du polonais sera disponible le 12 mars, en livre, suprepacke et version numérique. La précédente édition datant de 2003, de nouveaux mots et expressions ont été ajoutés, avec un apport important de termes relatifs aux nouvelles technologies et aux réseaux sociaux dont les Polonais sont très friands.

Barbara Kuszmider

Née en Pologne, pays dans lequel elle suit des études de philologie romane, elle s’installe à Paris en 1980 et décroche son doctorat en linguistique. Elle est très impliquée dans la vie de la communauté polonaise en France et enseigne à l’Alliance française de Paris depuis 1985.

Le polonais, superpack : un livre de 528 pages, 4 CD audio + 1 CD mp3. Collection sans peine, 69,90 €. En vente à partir du 12 mars.
http://www.salondulivreparis.com/

Commentaires

Par Chris Keller-Kostakiotis le 10/03/15 à 17h59

Excellente mise à jour de cette méthode de polonais que je me suis empressé d’acheter hier à la librairie ASSIMIL de Paris…

Merci ! Bardzo dziękuję ! 🙂

Par Chris Keller-Kostakiotis le 11/03/15 à 15h47

Questions à transmettre à Mme Barbara KUSZMIDER:

– Pourquoi le polonais est la seule langue léchitique du groupe slave occidental à avoir conservé des voyelles nasales (ą et ę) ?

– Pour les « puristes » de la langue polonaise, il semble être de rigueur de toujours nasaliser la voyelle ę à la fin d’un mot;
est-ce toujours vrai de nos jours ?

Merci d’avance pour votre réponse..

Par Michel BELLON le 12/03/15 à 2h11

Bonsoir Chris,

Attention, parmi les langues léchitiques, le cachoube (kaszëbsczi jãzëk en cachoube, język kaszubski en polonais) possède lui aussi des voyelles nasales :
– ą qui est le même /o/ nasal qu’en polonais, mais est prononcé dans certains dialectes comme ũ, soit un /ou/ nasal) ;
– ã, qui est un /a/ nasal fermé, proche mais distinct du ę polonais, auquel il correspond souvent, comme on peut le voir dans le parallèle entre le polonais język et le cachoube jãzëk (= langue).

Dans l’ensemble, en polonais, les deux nasales ą et surtout ę perdent du terrain : elles se prononcent comme de vraies nasales dans moins de la moitié des cas où elles apparaissent, et même dans les positions où elles sont en principe maintenues (principalement, pour ą, en fin de mot, et pour ą et ę devant une consonne dite « fricative », en particulier s, z, sz, ż, ś et ź), elles ont tendance à se diphtonguer et se dénasaliser partiellement. Donc, la dynamique actuelle de la langue va vers l’élimination de ces voyelles.

Quant à la question de savoir pourquoi et comment ces nasales se sont conservées dans certaines langues et pas d’autres, elle est assez difficile.
De l’avis de la plupart des spécialistes, les voyelles nasales en slave commun (Ve – VIIe siècle de notre ère) sont apparues au terme d’un processus complexe, en raison notamment d’une tendance de cette langue à généraliser les syllabes ouvertes, c’est-à-dire terminées par une voyelle (par opposition aux syllabes fermées, terminées par une consonne). En simplifiant à l’extrême, une syllabe fermée par une consonne nasale (m, n) s’ouvre par l’effacement de cette consonne et le report de sa nasalité sur la voyelle précédente. Par exemple, à partir de *go-lom-bĭ (= pigeon) où la syllabe centrale est fermée, on aboutit à go-lõ-bĭ (gołąb en polonais moderne), avec trois syllabes ouvertes.
À un stade ultérieur de développement, cependant, cette nasalisation vocalique s’est perdue dans la plupart des langues issues du slave commun, bien que l’orthographe en ait gardé parfois longtemps la trace : en russe jusqu’au XVIIIe siècle, en bulgare jusqu’au début du XXe siècle, et on peut ajouter le lituanien, jusqu’à nos jours, bien que le stade « balto-slave » soit antérieur au slave commun. Il en va donc de même (mais en partie seulement) pour le polonais, où les voyelles « nasales » sont prononcées dans bon nombre de cas comme des voyelles orales.
En russe, la dénasalisation a abouti aux sons /ou/ et /ya/, sans qu’il y ait une correspondance très régulière entre ces deux sons et ceux que l’on trouve en polonais. Ainsi, le у russe de дуб (= chêne) correspond au ą polonais de dąb, mais celui de рука (= main) au ę polonais de ręka ; à l’inverse, le я de тысяча (= mille) est l’équivalent du ą polonais de tysiąc, alors que celui de пять (= cinq) l’est du ę polonais de pięć.

On assiste donc au fil du temps à une sorte de mouvement de balancier voyelle orale // voyelle nasale \\ voyelle orale. Ce phénomène de va-et-vient est d’ailleurs très fréquent dans les langues et s’observe aussi bien au niveau phonétique que morphologique, syntaxique ou lexical.

Bonne fin de soirée,
Michel.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 12/03/15 à 4h57

Merci Michel pour ta réponse très détaillée, même si je souhaitais avant tout avoir l’avis de l’auteur de la méthode de polonais fraîchement réactualisée et que je viens juste de me procurer !

Par Michel BELLON le 14/03/15 à 17h38

Bonjour tout le monde,

Je ne vais sans doute pas faire plaisir à Chris 😉 , mais je ne partage pas entièrement son enthousiasme pour Le Polonais, nouvelle méthode que je viens moi aussi d’acheter. Je commence tout juste à l’examiner et dès les premières pages je vois un certain nombre de choses qui me semblent discutables.

Tout d’abord, on lit dans l’avant-propos, page VII : « Nous avons simplifié la présentation des règles grammaticales, limité le vocabulaire aux termes les plus couramment utilisés… ». Ce parti-pris avait déjà été relevé et critiqué dans la précédente version de la méthode (par rapport à la toute première). Sans faire de procès d’intention, je suis toujours un peu heurté par ce genre d’approche. Certes, il est écrit « simplifier la présentation », ce qui ne veut pas dire que la règle elle-même est simplifiée (ce qui n’aurait d’ailleurs pas beaucoup de sens), mais l’emploi, juste après, du verbe « limiter », ne peut que me mettre en alerte.
Pour ne pas me départir de mon optimisme habituel pour tout ce qui touche à Assimil, je vais supposer que cela annonce la parution future d’un Perfectionnement Polonais, où la présentation de la grammaire sera approfondie et complétée comme il se doit ! 🙂

Je vais m’arrêter surtout sur la section consacrée à la prononciation aux pages XI à XIII, qui en revanche me déçoit beaucoup, car il s’agit du tout premier contact que l’apprenant n’ayant aucune connaissance préalable du polonais va avoir avec cette langue, et il y a là à mon avis, comme on va le voir, beaucoup à redire…

Avant toute chose, bien que ce paragraphe soit censé indiquer la prononciation de « toutes les lettres ou groupes de lettres qui se prononcent autrement qu’en français », il oublie le e, sur lequel l’apprenant francophone aurait pourtant des raisons d’hésiter.

Les explications concernant les consonnes « mouillées » ć, dź, ś et ź sont plus que lacunaires (il faut attendre les notes de prononciation de la leçon 1 et le premier paragraphe de la leçon 7 pour avoir des précisions plus rigoureuses). Si on les prend telles quelles, elles sont même confuses : pour ć, la « mouillure » de la consonne est représentée par un i en exposant, alors que pour ś et ź, ce i est en caractère normal (il s’agit bien entendu, et c’est un moindre mal, d’une erreur de typographie, comme on s’en convainc en lisant les transcriptions phonétiques des textes des leçons, mais erreur quand même, peut-être due à une mauvaise relecture, ou à l’absence de relecture…). Un débutant complet aura donc peut-être tendance à prononcer ślad comme /chilad/ et źle comme /gilè/, alors que le i représente en fait un trait d’articulation inhérent à la consonne, et pas un son vocalique séparé. D’ailleurs, c’est de cette façon erronée (consonne « accompagnée d’un i ») que le phénomène de la « mouillure » est présenté, sauf pour le ń, et ce n’est pas un hasard : nous avons en effet en français dans la paire n – gn une distinction très proche de celle qui existe en polonais entre consonnes « dures » (plus exactement « vélaires ») et « mouillées » ou « molles » (plus exactement « palatales »). Cette différence permet de distinguer dans notre langue de nombreux mots : peine – peigne, borne – borgne, dîne – digne ainsi que des centaines d’autres. Il est vrai que souvent, en français d’aujourd’hui, gn ne représente plus exactement un « n mouillé », mais plutôt /n/ + /y/ (de même que ill dans paille, abeille, fille, etc. ne représente plus depuis longtemps un « l mouillé », comme c’était le cas à l’origine, mais le simple son /y/). Malgré tout, le rapprochement entre n – gn en français et consonne « dure » – consonne « mouillée » en polonais aurait vraisemblablement été un point de départ pratique et assez compréhensible pour un francophone et aurait pu être mis à profit pour expliquer la différence entre les deux séries de consonnes. Or, non seulement cette possibilité est ignorée (on indique seulement que ń se prononce comme gn), mais il n’est même pas mentionné que ce ń polonais est une consonne « mouillée » au même titre que ć, dź, ś et ź.

Tout aussi regrettable est le parallèle qui est fait entre ć et cz, dź et dż, ś et sz, ź et rz (ż), écueil auquel n’échappent que très rarement les descriptions de la prononciation du polonais, et que j’aurais préféré voir évité par Assimil. C’est clairement le cas pour le couple ś et sz, ces deux sons étant associés au même /ch/ du français. Pour les trois autres couples, une tentative de distinction est faite en ayant recours soit à l’italien (avec une faute, puisque le prénom cité devrait être orthographié LuiGi, et pas LuiGGi), soit à la double possibilité qu’offre l’orthographe française de représenter le son /j/, par g dans « magie » et par j dans « jour ». Mais cela n’aide en rien à comprendre ce qui distingue les deux sons d’un même couple et je serais bien surpris qu’un apprenant sans connaissance préalable du polonais ou d’une autre langue slave (le russe ou l’ukrainien notamment) puisse, avec ces seuls éléments, comprendre et reproduire la différence entre ć et cz, dź et dż, ś et sz, ź et rz (ż). Ajoutons que, d’un point de vue plus rigoureusement linguistique, le parallèle à faire est entre ć et t, dź et d, ś et s, ź et z.

Au passage, je vois dans les deux points qui précèdent un argument fort en faveur de l’utilisation dans les méthodes Assimil de l’Alphabet Phonétique International, et non pas de translittérations qui prêtent trop souvent à confusion et favorisent, dès les premiers pas dans l’apprentissage, l’acquisition d’une mauvaise prononciation, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une langue comme le polonais, au système phonétique très différent de celui du français.

Toujours dans ce paragraphe sur la prononciation, remarquons que pour le son /dj/, l’orthographe indiquée est dż (dżem), alors que drz (drzewo = arbre), graphie tout aussi fréquente, n’est pas mentionnée.

Les différentes prononciations possibles des fameuses nasales ą et ę sont repérées par de petits 1, 2 et 3 en exposant, mais qui ne renvoient à aucune note. Il aurait été sans doute judicieux d’indiquer dans quels contextes apparaissent ces prononciations 1, 2 et 3, d’autant plus que c’est essentiellement l’entourage, et la position finale dans le cas de ę, qui permettent de le savoir. D’ailleurs, la dernière note de cette section est inexacte, puisqu’elle indique que « leur prononciation (celle des voyelles, en général) est la même, où qu’elles se trouvent dans le mot », ce qui n’est justement pas le cas pour les nasales.

L’auteure n’explique pas la différence entre consonnes « sonores » et « sourdes », très importante en raison des nombreux cas d’assimilation sourde > sonore ou sonore > sourde qui se produisent en polonais. Est-ce encore par soucis de « simplifier la présentation » de la langue ? Toujours est-il que cette différence est considérée implicitement comme un acquis préalable, ce qui est sans doute loin d’être le cas pour tous les apprenants.

Quelques exemples d’accent tonique « irrégulier », ne frappant pas l’avant-dernière syllabe du mot, sont donnés, mais il n’est pas indiqué où se trouve l’accent dans ces exceptions. On comprend qu’Ameryka ne se prononce pas AmerÝka, mais doit-on dire Ámeryka, AmÉryka ou bien AmerykÁ ? De plus, il n’est pas mentionné que ces irrégularités d’accent se rencontrent aussi au conditionnel (dont les formes sont dérivées de celles du passé), temps où elles n’interviennent d’ailleurs pas qu’aux 1e et 2e personnes du pluriel, mais à toutes les personnes, sauf celles du masculin singulier.

Enfin, et pour chercher la petite bête 😉 , rien n’est dit des consonnes « géminées » (il s’agit du n, dans la plupart des cas), alors qu’on rencontre le cas dès la première leçon dans le prénom Anna.

Pour ne pas décourager, et surtout ennuyer en rendant encore plus long un texte qui l’est déjà sans doute un peu trop, je me contenterai de ne mentionner qu’une chose qui m’a sauté aux yeux en abordant les leçons.
La note 4 de la première leçon me trouble beaucoup. D’une part, on y lit qu’il n’y a qu’une seule forme, się, pour « me », « te » et « se », ce qui n’est vrai pour « me » et « te » que dans les verbes pronominaux, mais pas ailleurs (à « me » correspondent aussi mnie et mi, et à « te » cię ou ci). Mais surtout, il est dit que la place de się est « libre », et qu’il peut suivre ou précéder le verbe. Ce raccourci prête aussi à confusion et pousse à l’erreur, car la position de się dépend en réalité de la structure de la phrase, et dans le cas présent, par exemple, il n’est pas possible de dire *Się nazywam Marek Nowak (je laisse le plaisir à ceux qui ne le savent pas mais qui vont étudier la méthode de découvrir sous quelle condition il serait possible qu’apparaisse « się nazywam » 😉 ).

Je dois bien reconnaître, avant de conclure, que je me suis parfois amusé à jouer l’avocat du diable, poussé par ma sensibilité particulière lorsqu’il est question des langues slaves. Je ne veux bien sûr pas dévaloriser cette nouvelle méthode, qui me paraît en définitive excellente. Lorsqu’on progresse dans les leçons, on constate que les choses se mettent en place peu à peu grâce aux explications complémentaires apportées. Et c’est bien là l’assimilation intuitive qui est à l’œuvre, en conformité avec les principes fondateurs de la méthode. Il faut donc remercier l’auteure et Assimil de nous offrir une fois encore un bel ouvrage, utile et intéressant (et espérer que l’albanais, le lituanien, le serbe, l’islandais… vont suivre sous peu ! 😀 )
Mais reste que l’introduction n’est pas vraiment à la hauteur, comme je crois nous avons été plusieurs à le déplorer pour d’autres volumes récents, en soulignant entre autres choses le manque d’informations sur l’histoire de la langue et, comme c’est le cas me semble-t-il avec Le Polonais, le trop grand nombre d’imprécisions et d’inexactitudes qui sont particulièrement gênantes lorsqu’elles accompagnent les premiers pas dans la découverte d’une nouvelle langue.

Merci et bonne fin de journée,
Michel.

    Par Éditions Assimil le 30/03/15 à 11h27

    Bonjour, l’auteur du polonais nous fait passer ce message en réponse à votre commentaire :

    Monsieur,
    Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez au Polonais sans peine. J’ai pris bonne note de l’ensemble de vos remarques mais celles-ci relèvent, selon moi, d’un ouvrage destiné à un public de spécialistes – en particulier des phonéticiens -, ce qui n’est en aucun cas l’esprit et l’objectif de la méthode Assimil qui s’adresse à des personnes démarrant l’apprentissage de la langue. Pour l’introduction, j’ai suivi le principe fondamental de toute didactique de langue : procéder par étapes pour ne pas rebuter l’apprenant, par exemple ne pas l’encombrer de trop de détails syntaxiques, lexicaux, etc. En vous remerciant enfin de vos compliments concernant le « bel ouvrage, utile et intéressant », je vous souhaite bonne continuation dans la découverte de la langue polonaise.
    Bien à vous
    Barbara Kuszmider

Par Chris Keller-Kostakiotis le 14/03/15 à 19h29

Bonjour,

C’est vrai que l’introduction du nouveau livre de polonais est exactement la même que l’édition de 2003 !

Une introduction plus fournie sur l’histoire et l’évolution de la langue polonaise, ses origines, et quelques généralités sur la Pologne d’aujourd’hui (en plus des notes culturelles tout au long de l’ouvrage) aurait été un plus.

Il est aussi vrai que la toute première version du Polonais « sans peine » parue en 1985 du même auteur était un peu ardue pour un complet débutant et allait un peu trop vite dans la difficulté.
Cela peut expliquer l’introduction de l’édition de 2003 reprise inutilement en 2015.

Ceci étant, hormis ces détails, cette nouvelle version 2015 du polonais est parfaitement bien remise à jour et intègre bien les nouveaux termes qui s’appliquent aux nouvelles technologies, notamment dans le domaine des réseaux sociaux qui sont très populaires en Pologne !

En plus, cette nouvelle version bénéficie de nouveaux enregistrements (les voix ne sont pas les mêmes que sur la version 2003).

Pour cela, je remercie l’auteure Mme Barbara Kuszmider en espérant qu’un jour un perfectionnement polonais puisse voir le jour.
En effet, le polonais est la langue slave la plus parlée au monde derrière le russe et juste devant l’ukrainien.

Il faut garder à l’esprit que le polonais (tout comme le tchèque) est une langue dont la phonétique, la morphologie, et la syntaxe sont très complexes (peut-être plus qu’en russe), et ne peut s’apprendre « sans peine »…

Le seul avantage du polonais et du tchèque comparé au russe et à l’ukrainien, c’est que l’accent tonique est fixe, régulier et prévisible, et ça c’est une facilité !

Par Michel BELLON le 14/03/15 à 23h17

Bonsoir,

Au sujet des enregistrements, il est intéressant de noter que l’un des locuteurs « rera », c’est-à-dire grasseye les r dans certaines positions, ce qui peut être un défaut de prononciation (comme la « картавость » en russe)… ou bien une caractéristique des dialectes de la région de Poznań et de Poméranie.

Bon dimanche,
Michel.

Par Michel BELLON le 30/03/15 à 13h54

Bonjour,

Grand merci à Barbara Kuszmider pour son message, d’autant que je ne crois pas que jusqu’à présent d’autres auteurs aient répondu à leurs lecteurs sur ce bloc-notes.

Elle a raison de critiquer ma façon d’aborder les choses sous un angle sans doute trop technique, ce qui est un peu instinctif chez moi, comme je le reconnais implicitement au début du dernier paragraphe de mon texte.

Je lui renouvelle mes remerciements aussi pour ce travail important en faveur de la connaissance de la langue et de la culture polonaises. J’espère qu’un assez vaste lectorat sera grâce à elle amené à s’intéresser à ce sujet passionnant.

Avec le soutien d’Assimil, reste maintenant à aller plus loin avec un futur Perfectionnement polonais ! 🙂

Michel.

Par Marie Laurent le 29/09/15 à 2h04

Bonjour,

J’ai lu avec plaisir les commentaires portés sur cette réédition de l’Assimil d’une langue que je souhaite apprendre. Je suis heureuse de trouver ici une critique argumentée de l’introduction, sous la plume de Michel Bellon. Je déplore aussi les transcriptions ad hoc, toujours approximatives, qui sont la règle chez Assimil. Je connais l’argument que reprend contre l’API madame Kuszmider. Il ne me convainc pas. Il me semble aussi que Monsieur Bellon n’est pas un débutant, comme paraît le croire, ou feint de le croire Barbara Kuszmider.

Personnellement, j’ai une formation linguistique universitaire et je suis agrégée de lettres classiques. J’espère que ce travers ne me desservira pas dans un commentaire sur un site généraliste, de surcroît commercial. J’ai commandé la méthode chez mon libraire. Mais j’ai l’habitude de travailler en langues sur plusieurs ouvrages à la fois. Je dispose aussi de celle que propose l’Institut d’études slaves. Je peste contre les enregistrements. On se demande pourquoi Assimil demeure le seul éditeur à s’être aperçu que l’utilisateur n’achète pas les cd pour y entendre parler dans sa langue maternelle – chez la plupart des concurrents, les consignes occupent jusqu’à un tiers du temps imparti à l’enregistrement. Ce même utilisateur n’est par ailleurs pas nécessairement débile, et même un débutant est capable de s’y retrouver, en s’aidant du livre, dans le flux continu d’une langue qu’il ne maîtrise pas.

Merci à ceux qui me liront, ne censureront pas, éventuellement répondront.

    Par Éditions Assimil le 30/09/15 à 8h52

    Bonjour, l’API est toujours un vaste débat. On est tout à fait conscient que les transcriptions ne sont pas aussi précises qu’elle devrait l’être. Mais l’API est presque un langage à part que tout le monde ne maitrise pas.
    Rassurez-vous, que vous soyez agrégée de lettres classiques n’est nullement un handicap, bien au contraire !

Par Chris Keller-Kostakiotis le 30/09/15 à 23h34

Je pense que l’API devrait effectivement être utilisé pour tous les manuels de langues, y compris les méthodes ASSIMIL.
Par exemple, chaque ouvrage ASSIMIL pourrait avoir, après l’introduction et juste avant la première leçon, deux ou trois pages d’explications exclusivement consacrées à l’API pour les personnes qui ne connaissent pas ce « langage » phonétique.

Par Michel BELLON le 01/10/15 à 17h17

Bonjour Marie, bonjour tout le monde,

Je ne suis en effet pas un « débutant » en langues slaves, domaine dans lequel j’ai également une formation universitaire, même si j’ai finalement délaissé l’enseignement et opté pour un métier très différent, en partie parce qu’il m’offrait la perspective d’utiliser et accroître mes connaissances linguistiques.

Je rejoins la critique de Marie au sujet des enregistrements qui donnent des instructions inutiles (et de toute façon souvent notées dans le manuel) et font ainsi perdre un espace qui pourrait être bien mieux utilisé. Ce n’est pas le défaut des seuls éditeurs français, hélas, et il faut se réjouir qu’Assimil ait évité cet écueil.

Il ne surprendra personne parmi les habitués de ce bloc-notes que je profite de l’occasion pour appuyer à nouveau la solution de l’API. La question a été débattue dans plusieurs entrées et, moi non plus, je ne suis convaincu par aucun des arguments contre l’utilisation de cet alphabet.
Chris a raison de souligner que l’explication au sujet des symboles de l’API pourrait facilement (et sans doute avantageusement pour l’éditeur) être standardisée et reprise dans l’introduction à chaque méthode, adaptée bien évidemment à chaque langue et ne retenant que les signes utiles à son étude. Le symbole [ɕ] peut certes déconcerter à premier abord, mais une fois appris, il est précis et peut être associé sans grande difficulté me semble-t-il à la graphie -ś- ou -si- du polonais. Accessoirement, en évitant d’utiliser la graphie -ch- pour représenter le son polonais, on évite à l’apprenant une possible confusion avec le son du français. Finalement, cette sorte de « crainte » que suscite l’API chez certains est assez semblable à celle qu’on peut observer face à des systèmes graphiques peu familiers, en particulier le cyrillique (pour se limiter aux langues slaves) : j’ai souvent rencontré des personnes à qui le russe semblait être une langue terriblement compliquée parce que « déjà, rien que l’alphabet !… », toute l’horreur et la difficulté de la chose étant résumée par l’accent mis sur ces mots. Et pourtant, l’apprentissage du cyrillique est bien peu de choses au regard des vraies difficultés que le russe (l’ukrainien, le biélorusse, le serbe, le bulgare…) peuvent présenter. De même, l’acquisition des signes standard de l’API (dont la plupart réapparaîtraient ensuite d’une langue à l’autre, rappelons-le) ne serait qu’une petite chose, le vrai problème étant de reproduire exactement les sons qu’ils représentent.
Pour en terminer sur ce point, je signale aussi que Wikipédia utilise l’API pour indiquer la prononciation des noms propres, ce qui est quand même une référence, et surtout la preuve que ce système n’est pas réservé qu’aux seuls « spécialistes ».

En allant un peu plus loin maintenant, on peut aussi remarquer que les « descriptions » des sons inhabituels, tout en restant empiriques (il n’est pas question de tomber dans la « phonétique scientifique »), pourraient parfois être plus efficaces. Je prendrai un exemple, en précisant au préalable que je n’ai pas sous la main, au moment où j’écris ces lignes, la méthode de polonais, et qu’il est très possible que l’explication donnée par Mme Kuszmider, que je n’ai pas en mémoire, soit différente de ce que je vais rapporter. Prenons donc le son orthographié en polonais, selon sa position, -ś- ou -si- : ne vaudrait-il pas mieux indiquer qu’il « ressemble à un ch français, mais prononcé avec la pointe de la langue placée au-dessus des dents supérieures », plutôt que de dire qu’il est « plus doux que le ch français» ou « comme un ch français mouillé », ce qui somme toute ne donne aucune précision sur le point d’articulation du son et par conséquent est bien peu utile pour un apprenant ?

Bonne fin de journée,
Michel.

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