Méthode Assimil :
chacun l’adapte à ses besoins

Publié le 05/01/2017 par Assimil
3 commentaires
Jean Marais - Méthode Assimil italien

Comment Jean Marais apprenait-il l’italien avec Assimil ?

Depuis sa création il y a près de 90 ans, la méthode Assimil a guidé de nombreux adeptes sur les voies de l’apprentissage des langues.  Fonctionnant grâce à l’assimilation intuitive, elle permet à chacun de s’initier, d’approfondir ou de parfaire ses connaissances d’une ou de plusieurs langues.

Toutefois, si la méthode Assimil préconise une certaine méthodologie de l’apprentissage, certains apprenants ont choisi avec succès de s’initier aux langues d’une manière différente. C’est d’ailleurs la force de la méthode : s’adapter à tous les profils, pour que chacun puisse l’utiliser à sa manière.

Assimil : une méthode, plusieurs façons de l’appliquer

Reposant sur un principe d’auto-apprentissage, la méthode Assimil propose une initiation fluide et quasi inconsciente à la langue, à la manière d’un enfant apprenant sa langue maternelle. L’exposition régulière à la langue, l’imprégnation ainsi que le développement des capacités cognitives sont donc les clés de cette méthode, adaptées à tous les apprenants dès 15 ans.

Chacun son rythme

Le temps d’apprentissage varie en fonction de plusieurs critères. La distance entre les langues (le fait que la langue apprise soit plus ou moins éloignée de votre langue maternelle), mais aussi le profil de l’apprenant, sa rigueur dans l’apprentissage et sa motivation. Selon les chercheurs Eileen Glisan et David Folz, 1 000 heures sont nécessaires à un adulte pour être opérationnel dans une seconde langue.

Cependant, certains apprenants atteignent un niveau honorable après 3 à 5 mois de pratique, tout simplement parce qu’ils se sont fixés un objectif à atteindre dans un délai concret, et qu’ils s’imposent le rythme adapté pour y parvenir. C’est l’essence même de la loi dite « de Parkinson », selon laquelle « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ». En d’autres termes, si vous vous fixez une année pour atteindre certains objectifs, vous n’apprendrez pas forcément mieux qu’en 6 mois. Une notion qui s’applique à l’apprentissage des langues et à bien d’autres sphères comme la musique, le sport ou la vie professionnelle.

C’est ce concept qui sert de socle à la méthode Assimil : le fait de fixer un temps moyen (et réaliste) pour achever l’ouvrage selon nos préconisations (30 à 40 minutes de pratique par jour pendant 150 jours) permet à l’apprenant d’atteindre le niveau B2 en 4 à 5 mois et de détenir « les clés » de la langue. S’arrêter là, continuer de pratiquer la langue régulièrement, approfondir son apprentissage : chacun peut ensuite faire son choix.

Chacun sa motivation

La méthode Assimil permet d’apprendre une langue afin de la maîtriser aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. Toutefois, tous les adeptes de la méthode n’ont pas les mêmes motivations pour mener à bien leur apprentissage.

Quand certains souhaitent entretenir ou raviver des connaissances enseignées à l’école, d’autres ont un besoin d’apprendre dans le cadre de leur travail ou d’une mutation professionnelle. Certains s’initient aux langues dans le cadre d’un voyage afin de faire un premier pas vers la culture du pays visité tandis que d’autres apprendront une nouvelle langue pour faire travailler leur mémoire et l’entretenir.

Certains apprentissages ont une couleur plus émotionnelle : il n’est pas rare que dans un couple, l’un apprenne la langue maternelle ou la langue parlée dans la famille de son conjoint, par amour et pour mieux comprendre sa culture. Dans certains cas, l’ouverture à une langue nouvelle se fait pour apprendre une langue parlée par des parents qui n’ont pas transmis leur langue. Il s’agit alors d’un moyen d’affirmer son identité, de renouer avec ses racines et de renforcer le lien familial.

La liste n’est pas exhaustive et il existe bien d’autres raisons d’apprendre une langue ; le plus important est que cette raison soit suffisamment motivante pour mener l’apprentissage à bien.

Apprendre en toute liberté

La méthode Assimil fonctionne sur le principe de l’auto-apprentissage : l’apprenant peut ainsi choisir le moment qui lui convient le mieux pour travailler les sujets qui l’intéressent. De cette manière, l’efficacité est stimulée par l’envie d’apprendre et par le côté « utile » de l’apprentissage.

L’apprentissage se fait grâce à un support audio et à un support écrit, pour une approche complète de la langue. Les enregistrements, maintenant disponibles au format mp3, deviennent nomades et vous permettent de prolonger votre apprentissage chez vous, dans les transports, en faisant du sport… Où et quand vous voulez. Pour une approche ludique et stimulante, la méthode Assimil vous propose divers moyens pour mettre en pratique vos acquis, grâce à des exercices écrits, des dialogues ou des jeux, selon vos envies.

La méthode Assimil pour apprendre un peu, beaucoup, passionnément…

Si la méthode Assimil a fait ses preuves depuis sa création en 1929, certains apprenants s’affranchissent de nos recommandations pour développer un apprentissage qui leur est propre, avec succès.

C’est le cas d’Alexander Argüelles, chercheur américain des langues étrangères de 52 ans qui doit sa renommée aux conseils qu’il dispense sur l’étude des langues en tant qu’autodidacte, et pour ses acquis colossaux en tant que polyglotte. Pour cet hyperpolyglotte, l’écriture revêt une importance primordiale. En arabe, en sanskrit, en chinois, turc, persan, grec, il se fixe pour objectif de rédiger 24 pages chaque jour, toutes langues confondues. « Je suis doué́ pour étudier avec une discipline monastique », explique-t-il. C’est grâce à cette discipline de fer, allié à une motivation constante, qu’il a pu assimiler plusieurs dizaines de langues, les entretenir régulièrement et approfondir constamment ses connaissances.

Plus insolite, Alexander pratique ce qu’il appelle le « shadowing » pour parfaire son apprentissage. Cette méthode consiste à écouter les sons d’une langue pour mieux les connaître et à les reproduire en les criant tels qu’il les entend. Inutile de connaître le sens des mots pour cette étape : le but est de se familiariser avec les sons, de les décomposer, de les reproduire, puis de les associer à une signification. Une méthode qui lui sert également à se prémunir contre la sensation de ridicule souvent ressentie par les apprenants quand ils s’expriment dans une autre langue.

Pour Alexander, l’objectif d’apprendre une langue n’est pas de communiquer, d’échanger ou même de voyager. Son ambition première est de s’initier à la littérature du monde entier en version originale. « Je n’ai jamais parlé́ la plupart des langues que j’ai pu étudier et je ne les parlerai sans doute jamais (…) il est déjà rare d’avoir une conversation intéressante en anglais. En quoi est-ce que ce serait mieux avec une autre langue ? », justifie le polyglotte prodige.

L’approche de Luca Lampariello, hyperpolyglotte et assimiliste également, est diamétralement différente. Il choisit de devenir coach pour les langues lorsqu’il décide de se consacrer pleinement à sa passion, qu’il utilise pour communiquer et « explorer le monde ».

Il parle couramment le français, l’allemand, l’espagnol, l’italien, le néerlandais, le suédois, le portugais, le mandarin, le russe et le polonais. Véritable vecteur de partage et d’enrichissement personnel pour Luca, les langues nécessitent un apprentissage rigoureux, qui commence par une bonne motivation. Il rassemble ainsi les outils nécessaires et s’exerce à traduire un texte plusieurs fois, à intervalles réguliers, afin d’écouter, de lire et de retraduire activement pour une approche complète.

Après avoir maîtrisé les bases, vient le moment d’échanger dans la langue apprise, de lire des livres et d’écouter de la musique en version originale. Visionnage de documentaires, rencontre de locuteurs : l’apprentissage est quotidien et multiforme. « La plupart du temps je mets un an à apprendre les bases de la langue, puis je passe à cette étape où je vis littéralement la langue », commente Luca.

En définitive, plusieurs méthodes et plusieurs approches permettent d’obtenir des résultats probants. Le tout est de trouver la technique qui convient le mieux à l’apprenant. Il n’existe ni limite, ni interdit dans l’apprentissage : la bonne méthode, c’est celle qui fonctionne pour vous.

Commentaires

Par Victor Correia le 05/01/17 à 19h02

Bien que sachant déjà parler le portugais grâce à mes parents, j’utilise « Le portugais sans peine » (l’ancienne méthode d’Alphonse et Jean-Loup Chérel, dont j’apprécie beaucoup l’humour) pour pratiquer la langue un peu chaque jour pour ne pas l’oublier car malheureusement je n’ai que peu d’occasion de parler portugais au quotidien. Je ne le parle qu’avec mes parents.

Par Fanny le 13/07/17 à 16h56

Bonjour,

Motivée comme au premier jour dans mon apprentissage de l’indonésien, j’ai encore (et toujours) des questions.

Une fois la dernière leçon effectuée, dois-je continuer la phase active de 51 à 100 ?

Est-ce normal de constater que les acquis si gratifiants constatés au début de cette phase s’estompent… ? Aujourd’hui leçon 87/révision 38… j’étais complètement dans le flou. Aucun souvenir du vocabulaire (de la voiture, faut dire. Je n’ai déjà pas le permis… alors les pneus et compagnie, ça ne me parle pas beaucoup…).

Bref. Je me demandais si tout était normal ? Si je devais me sentir accablée ou pas ?

Et enfin, je suis à la recherche de programmes (documentaires, séries, films) en indonésien sous-titrés français… je n’en trouve pas.
J’écoute des musiques de chanteurs pop mais j’aurais aimé regarder des émissions, ou des films. Avec l’aide des sous-titres…

Est-ce normal de ne pas pouvoir lire le journal à mon « niveau » ?
Je me sens frustrée…

Voilà. C’était la minute « au secours j’ai besoin qu’on me remonte le moral ». Je pars dans 2 mois et 2 semaines. Et 3 heures.

    Par Éditions Assimil le 27/07/17 à 12h03

    Bonjour, une fois la phase passive terminée, vous devez passer à la phase active tout en reprenant l’ouvrage au début et mener conjointement la reprise des leçons du débuts et celle de la phase active. Il ne faut pas se décourager, jamais ! quant aux programmes en indonésien, ce n’est pas simple effectivement. Sur iTunes il y a le documentaire The Act of Killing, mais c’est sur un sujet abominable (et peu connu).
    Il existe un cinéma de genre en indonésien, dont le très bon The Raid, mais il y a d’autres longs-métrages : https://www.senscritique.com/liste/Mon_Cinema_Indonesien/401906
    Sur Netflix, vous avez également quelques films en indonésien, comme Headshot par exemple.
    Quant à la lecture du journal, c’est une des choses les moins simples, surtout en ce qui concerne les gros titres, truffés de tournures idiomatiques, d’allusions, de raccourcis ou de jeux de mots… donc nous vous conseillons de persévérer et de croire en vous.

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