Les nouveautés de la rentrée 2018

Publié le 14/08/2018 par Éditions Assimil
46 commentaires

La nouvelle méthode de coréen dans la collection sans peine est l’événement de la rentrée chez Assimil, riche par ailleurs en parutions de méthodes.

Paru en 1999, le coréen sans peine était l’une des méthodes les plus anciennes du catalogue. Une toute nouvelle méthode, portée par une nouvelle auteure, Inseom Kim (linguiste à l’université de Lyon 2), était ainsi nécessaire et très attendue par tous les polyglottes amateurs de langues asiatiques, comme par les fans de K-pop. Le coréen , en superpack USB, est prévu pour la mi-octobre en librairies.
Toujours dans la collection sans peine, l’édition mise à jour du corse sera disponible à partir du 20 août. Pascal Marchetti, décédé en mai dernier, a fait preuve d’une extraordinaire pugnacité pour assurer, malgré sa maladie, la refonte de cette méthode dont 40% du contenu a été renouvelé, tandis que l’intégralité des dialogues fait l’objet de nouveaux enregistrements. Inutile de préciser que nous sommes fiers de publier cette nouvelle méthode en forme de testament, mais tristes qu’il ne puisse voir le résultat final.

Du nouveau dans la collection OBJECTIF LANGUES

Le mois d’août voit également la collection Objectif Langues s’enrichir de nouvelles langues. Lancée il y a tout juste une année, cette série au concept inédit pour des débutants souhaitant atteindre le niveau A2 comprenait jusqu’alors des méthodes d’anglais, d’espagnol, d’allemand, d’italien et d’islandais. Le chinois (Hélène Arthus), le créole guadeloupéen (Hector Poullet & Robert Chilin) et l’arabe (Rita Nammour-Wardini) rejoignent ainsi la liste. Le wolof (Jean Léopold Diouf) paraîtra en octobre, et il s’agira de notre toute première méthode pour cette langue africaine.

Cahiers d’exercices : le temps des coffrets

Si la collection des cahiers d’exercices accueille un nouveau titre de luxembourgeois, cette fois destiné à des locuteurs plus confirmés, l’époque se prête surtout, comme chaque année, à la réunion d’ouvrages sous coffret. Les cahiers de French, d’arabe, de portugais du Brésil et de luxembourgeois débutants et faux-débutants paraîtront en septembre et en octobre. Les deux volumes de révision du TOEIC (listening + reading) seront également vendus conjointement sous coffret en octobre.

My Tailor is rich! : nouveau prix

Enfin, le jeu de l’anglais My Tailor is rich! est de nouveau commercialisé à partir de septembre, mais avec un nouveau prix très attractif (29,90 €), de quoi faire des heureux à Noël…

Commentaires

Par Chris K. le 15/08/18 à 14h11

Bonjour,

J’ai hâte d’acheter ces deux nouveaux superpacks ! 😊

-Le corse, en hommage à Pascal Marchetti et à l’Île de Beauté.

-Le coréen pour enfin découvrir un coréen vivant et en phase avec l’époque actuelle (la langue coréenne enseignée dans la précédente méthode ASSIMIL était trop formelle).

J’espère que la refonte du vietnamien (également très attendue) paraîtra avant fin 2018.

Par Jordan L. le 16/08/18 à 7h23

À paraître pour Septembre & Octobre les cahiers d’exercices « Débutants » & « Faux-Débutants » pour l’Arabe et le Portugais..? Pour l’Arabe il existe déjà en plus d’un cahier d’écriture, deux cahiers d’exercices (justement « Débutants » ainsi que « Faux-Débutants »).

Concernant le Portugais, c’est vrai qu’il n’existe que le cahier d’exercices pour « Débutants » (sauf pour le Portugais du Brésil où il existe déjà pour « Débutants » et « Faux-Débutants »…). Voilà donc à part pour un seul cahier d’exercice annoncé pour cet automne (Portugais – niveau « Faux-Débutants »), je ne comprends pas du tout concernant l’Arabe. Quelqu’un pourrait-t-il m’éclairer? Merci.

Jordan

    Par Éditions Assimil le 16/08/18 à 9h08

    Bonjour, il s’agit de deux coffrets réunissant les deux volumes d’arabe et de portugais du Brésil, le tout pour les niveaux débutants et faux-débutants.

Par William BRESMAL le 16/08/18 à 7h48

Quand sortira le dictionnaire hébreu-français-hébreu s’il vous plaît ?

    Par Éditions Assimil le 16/08/18 à 9h06

    Bonjour, cet ouvrage a été déprogrammé et ne sortira pas.

Par Chris K. le 16/08/18 à 13h18

Bonjour,

Une question me vient à l’esprit, et j’aimerais bien qu’elle soit transmise à l’auteur de la nouvelle édition du Coréen:

Est-ce qu’aujourd’hui les linguistes en savent un peu plus sur l’origine et les liens de parenté de la langue coréenne (hormis les nombreux emprunts au chinois et compte-tenu des structures communes avec le japonais) ?
Langues ouralo-altaïques ?
Langues paléo-sibériennes ?
Langues austronésiennes ?
Langues du Pacifique ?

Le coréen semble toujours être classé comme un isolat.

한국어 🇰🇷🇰🇵

Par Michel BELLON le 20/08/18 à 0h45

Bonsoir Chris,

Comme tu me le demandais, je ferai deux ou trois remarques au sujet de la question que tu poses sur l’origine de la langue coréenne, et ce dans l’attente d’une éventuelle réponse de l’auteure de la nouvelle méthode à paraître.
Nous avons d’ailleurs déjà évoqué le sujet au début de l’année dernière, un peu dans les mêmes circonstances, mais indirectement et plutôt dans l’optique de l’origine du japonais. Tu peux te reporter aux messages échangés le 26/2/17 sous l’article « Nouveauté : Grammaire du japonais de Catherine Garnier », publié le 16/2/17.

Le terme « ouralo-altaïque » est très controversé. La plupart des spécialistes considèrent aujourd’hui que les familles ouralienne et altaïque n’ont pas de parenté génétique et que les ressemblances qu’elles présentent seraient dues tout au plus à l’existence d’une « aire linguistique » au sein de laquelle une longue période de voisinage a rapproché plusieurs langues. Il s’agirait donc d’une situation comparable à celle de l’aire balkanique par exemple, dont nous avons déjà parlé en d’autres occasions, au sein de laquelle des langues comme le bulgare, le roumain et l’albanais, ainsi que le serbe et le grec sur quelques points, ont développé un certain nombre de convergences. Notons que cette notion d’aire linguistique peut intervenir à plusieurs niveaux : pour l’ « ouralo-altaïque », il est question de deux « familles », tandis que les langues de l’aire balkanique sont clairement identifiées comme indo-européennes, et donc cette aire regroupe quatre « branches » (slave, italique, albanaise et hellénique) sur les dix à douze, en fonction des différentes classifications, que compte une seule et même famille, l’indo-européen. La conséquence logique de cela serait que les similitudes observées entre les langues de l’aire ouralienne-altaïque (appellation préférable à « ouralo-altaïque » dans la mesure où elle suggère moins une unité) soient plus générales que celles qui caractérisent l’aire balkanique.
Ajoutons que même l’existence d’une « famille altaïque » fait débat, certains linguistes y voyant là aussi une « aire » constituée d’un nombre variable de familles.
Si le coréen a souvent été rattaché à cette « famille altaïque », il faut dire qu’aujourd’hui cela est très loin de faire l’unanimité. Le réexamen de la question à la lumière de connaissances nouvelles (dans les détails desquels je ne serais pas capable d’entrer) a amené à abandonner cette hypothèse, à laquelle cependant va encore la préférence de certains spécialistes.

On rencontre un problème identique de terminologie en ce qui concerne les langues « paléo-sibériennes » (ou « paléo-asiatiques », comme on les appelle aussi, notamment dans l’ex-U.R.S.S.). Ce terme ne désigne pas une « famille », mais un ensemble comportant deux ou trois familles avec chacune un petit nombre de langues, et quelques langues isolées. Aucune d’entre elles n’est hélas plus parlée que par quelques dizaines ou centaines de personnes, à l’exception du tchouktche et du koriak qui, selon les estimations, ont respectivement de 5000 à 10000 et de 2000 à 3000 locuteurs. Ces petites familles ou langues ne sont pas reliées entre elles, ni avec d’autres familles. Il s’agit donc d’isolats, que par commodité on regroupe en fonction de critères purement géographiques : elles sont localisées principalement en Sibérie centrale et orientale. Le fait qu’on leur rattache parfois d’autres langues de l’Extrême-Orient (comme l’aïnou, ou le coréen) explique l’appellation alternative de « paléo-asiatique » de cet ensemble. Quelques linguistes considèrent aussi les langues eskimo-aléoutes, qui s’étendent du Groenland au nord du Canada et jusqu’en Alaska, comme faisant partie du groupe « paléo-sibérien ».
Le fait de classer le coréen dans ce groupe, implique qu’on a affaire à un isolat, puisque les relations génétiques entre toutes ces langues sont pour ainsi dire inexistantes, et que leurs similitudes typologiques sont à peine suffisantes pour qu’on puisse délimiter une « aire » qui les définirait de façon sûre.

À ma connaissance, il n’existe aucune hypothèse sérieuse rattachant le coréen aux langues austronésiennes, pas plus qu’aux langues océaniennes qui en sont une « sous-famille ». En revanche, des linguistes ont fait remarquer un certain nombre de ressemblances structurelles qu’il partage avec le tamoul, langue dravidienne, mais un origine commune n’est en aucun cas véritablement envisagée.

Enfin, rappelons qu’on inclut souvent le coréen dans une petite famille, celles des « langues coréennes » (qu’on pourrait aussi qualifier de « coréiques », puisqu’on dit en anglais « Koreanic languages » et que cela permettrait de bien les distinguer du coréen à proprement parler, à l’instar de ce qu’on fait en parlant de « langues japoniques » et pas « japonaises », ou « langues turciques » et pas « turques »). Elle comporte quelques langues qui sont presque toutes éteintes, et dont certaines ont joué un rôle très important, comme le goguryeo ou le silla, ce dernier étant en général considéré comme l’ancêtre direct du coréen moderne. Ces langues sont hélas peu documentées. C’est à partir de ce que l’on sait d’elles que certaines théories reliant le coréen au japonais ont pu être élaborées, mais elles sont dans l’ensemble peu convaincantes.
Le jeju (제주어), que pour des raisons extra-linguistiques la plupart des Coréens considèrent comme un dialecte de leur langue, alors qu’il en diffère beaucoup sur de nombreux points, constitue la seule exception dans la famille « coréique », car il est encore parlé, sur l’île de Jeju, par 5000 à 6000 personnes. Si le jeju a bien officiellement le statut de langue, il est malheureusement à l’heure actuelle en danger d’extinction.
Mis à part cette langue, d’autres dialectes du coréen parlés dans la péninsule se rattachent aussi à cette famille, mais il ne s’agit donc pas de « langues » à part entière. Et il faut noter aussi qu’il existe deux normes différentes de la langue standard, l’une en Corée du Sud et l’autre en Corée du Nord, particulièrement en ce qui concerne l’emploi des formes de politesse et de déférence. Je suppose que l’auteure de la nouvelle méthode l’a basée sur la langue du Sud, mais je suis très curieux de voir si elle dit quelque chose de la norme du Nord.

En conclusion, il semble bien que le coréen doive être considéré comme une langue isolée et que les différentes tentatives de rapprochement avec d’autres langues ou familles de langues n’aient pas apporté de certitudes suffisantes pour être validées.

Tout ce qui précède reste bien évidemment sous réserve des explications que pourra apporter par la suite Inseom Kim.

Bonne fin de soirée,
Michel.

Par Chris K. le 20/08/18 à 16h38

Bonjour et merci Michel pour ces éléments de réponse détaillés.
Je suis quasi certain que cette nouvelle méthode de coréen sera basée sur le parler de Corée du Sud, plus particulièrement sur le parler de Gyeonggi. 🇰🇷
J’espère également qu’il y aura quelques éléments sur le parler de Pyongyang.
Le coréen parlé en Corée du Nord semble ne pas avoir évolué depuis 1945, que ce soit dans son vocabulaire, sa syntaxe, ou dans ses degrés et formes de politesse (inconnues en Corée du Nord…) 🇰🇵

En tout cas, j’ai hâte de me procurer cet ouvrage, car l’ancienne méthode ASSIMIL de coréen (1999) enseignait une forme de langue beaucoup trop formelle, et les ouvrages de coréen édités par l’Asiathèque sont beaucoup trop arides, austères, et difficilement accessibles pout les complets débutants.

PS: Je ne savais même pas que l’île de Jeju avait son propre dialecte et que ce dernier était non-intelligible avec le coréen dit « standard ».

Par Michel BELLON le 21/08/18 à 1h30

Bonsoir Chris,

Compte tenu de l’importance démographique, économique, politique et culturelle de la République de Corée par rapport à la République populaire démocratique de Corée, il ne fait aucun doute que la méthode de Mme Inseom Kim enseignera la variante de la langue parlée au sud de la péninsule (표준어, pyojuneo), avec peut-être quelques aperçus sur sa variante du nord (문화어, munhwaŏ).

Les différences entre les deux normes se sont développées depuis la séparation en deux états en raison du fait que les habitants du nord n’ont presque aucun contact avec ceux du sud ni avec aucun autre pays. Par conséquent, la langue qu’ils parlent n’a subi aucune des influences qu’a connues celle de leurs voisins méridionaux. On peut dire qu’en Corée du nord, sur le plan linguistique aussi, le temps s’est arrêté, ou au moins qu’il a fortement ralenti son cours. La langue y est restée plus proche de ce qu’elle était avant la Seconde Guerre mondiale, il y a près de quatre-vingts ans. C’est une durée relativement courte dans l’histoire d’une langue, mais elle est suffisante pour que les locuteurs des deux normes remarquent immédiatement ce qui les sépare.

On constate par ailleurs qu’à l’intérieur même de la RDPC, où la population est très peu mobile, les différences dialectales ont tendance à augmenter. Cependant, le pouvoir central mène, par l’intermédiaire de l’Institut de Linguistique de l’Académie des Sciences Sociales, une politique d’unification qui contrecarre cette évolution naturelle (les efforts de standardisation existent bien entendu également au sud, où l’Institut National de la Langue Coréenne agit dans ce sens). Si l’on ne prend en compte que ce seul aspect, la situation créée est intéressante, car elle reproduit celle des siècles passés au cours desquels, faute de communication à grande échelle entre les membres d’une même communauté d’origine, des divergences entre parlers locaux apparaissaient peu à peu, aboutissant à terme à la création de dialectes puis de langues distinctes. De ce point de vue, les choses sont allées un peu plus loin en Corée, et les normes du sud et du nord se distinguent l’une de l’autre plus que ne l’ont jamais fait l’allemand parlé en RFA et celui de la RDA.

Cela dit, les différences entre le nord et le sud concernent principalement la prononciation (avec notamment la présence plus marquée au nord d’un système à deux tons), l’orthographe (plusieurs réformes ont eu lieu des deux côtés de la frontière intercoréenne et ont modifié les règles établies en 1933) et le vocabulaire. Sur ce dernier point, on note que l’adoption au sud de nombreux termes anglo-américains constitue parfois un obstacle à l’intercompréhension. Au nord, comme on pouvait s’y attendre, la volonté de « purification » de la langue a conduit à éliminer les mots d’origine étrangère pour les remplacer par d’autres construits à partir de racines coréennes. Comme on peut le remarquer au passage, de telles mesures prennent une signification différente selon le contexte socio-politique dans lequel elles interviennent et les intentions qui les motivent, et elles ne peuvent être appréciées de la même façon en Corée du Nord, en Croatie, en Islande ou au Québec par exemple…
Pour ce qui est de la grammaire, mis à part le rôle que peut jouer la phonétique, les différences entre les deux normes concernent principalement le système des formes honorifiques. Les relations complexes qu’elles reflètent étant l’héritage d’un passé ancien, il n’est pas étonnant que le système traditionnel soit devenu un peu moins strict au nord, sauf pour tout ce qui touche au dirigeant suprême et à sa famille. Et au sud, les choses ont évolué avec le mélange social qu’a entraîné le développement de l’économie et les contacts répétés avec les étrangers.

Notons pour finir que depuis quelques années, au fil des fluctuations dans le rapprochement entre les deux Corées, les lexicographes de deux pays ont lancé un projet de dictionnaire commun visant à réduire les différences, mais sa mise en œuvre se heurte encore à bien des obstacles.

Bonne fin de soirée,
Michel.

Par Laurent Martin le 03/09/18 à 15h25

Je pense qu’une nouvelle méthode sans peine en vietnamien et arabe s’impose pour l’année prochaine par contre l’ hindi ne me semble pas d’une grande utilité en méthode sans peine qu’en pensez vous ?

Par Michel BELLON le 03/09/18 à 17h05

Bonjour Laurent,

Au contraire de toi, je pense qu’il serait bien nécessaire que la méthode de hindi d’Assimil soit remise à jour ou refaite. Elle est beaucoup plus ancienne que celle d’arabe. Et comme pour cette dernière langue, il serait bien aussi que le hindi bénéficie d’un volume de perfectionnement dans un avenir pas trop lointain.

Pour le vietnamien, je remarque que pendant la première partie de cette année, plusieurs librairies en ligne ont annoncé la publication d’une nouvelle édition de la méthode, indiquant même pendant un moment qu’elle était attendue pour la mi-juin. Puis cette date est passée, rien n’est venu, et à présent plus rien ne semble prévu pour cette langue. On peut donc penser que la mise à jour ou la refonte du vietnamien est en cours, mais que le travail est un peu plus long que ce qui était à l’origine envisagé. Croisons les doigts !

Bonne fin de journée,
Michel.

Par Chris K. le 04/09/18 à 4h01

Bonjour,

D’après ASSIMIL et les grandes librairies, la parution de la nouvelle version du vietnamien qui était initialement prévue pour juin 2018 est repoussée à une date indéterminée.
Pour le reste, soyons patients et croisons les doigts… 🤞

Par Kerguelen le 13/09/18 à 20h37

Bonjour,

La méthode de finnois date elle aussi de 1999. Une nouvelle version est-elle programmée ? 🙂

Merci !

    Par Éditions Assimil le 14/09/18 à 8h55

    Bonjour, pas de nouvelle version programmée, non.

Par Chris K. le 14/09/18 à 14h51

@Kerguelen:

Une mise à jour du finnois « sans peine » est parue en 2017 avec de nouveaux enregistrements.

Par Toni le 21/09/18 à 21h45

Bonjour,

Une méthode de perfectionnement néerlandais et éventuellement une méthode de flamand sans peine sont-elles à l’étude ? C’est la seule langue frontalière à la France qui n’a pas encore son perfectionnement. J’attends un tel ouvrage avec impatience, tout comme beaucoup d’amis wallons.

Cordialement,

Toni

Par Michel BELLON le 22/09/18 à 1h54

Bonsoir Toni,

Petite rectification, en toute amitié : tu oublies deux langues « frontalières » qui ne sont pas (encore) traitées entièrement par Assimil.

Le luxembourgeois pour commencer, qui n’a même pas de Sans peine, mais une méthode qui a été en quelque sorte un modèle pour la nouvelle série Apprendre : Le luxembourgeois à grande vitesse. Vu l’engouement pour cette langue, que beaucoup des nombreux étrangers vivant au Luxembourg étudient, elle pourrait tout à fait prétendre à entrer dans la collection Sans peine !

Le catalan ensuite, qui a bien, lui, une méthode Sans peine. Celle des années 70 intitulée El catalán sin esfuerzo, uniquement publiée en castillan, pourrait servir de base à un futur Perfectionnement. Elle contient en effet de nombreux textes d’intérêt culturel et historique qui, adaptés et complétés par d’autres plus récents, fourniraient la matière pour un approfondissement de cette langue « d’actualité » qui est aussi parlée dans une petite partie de notre pays.

Bon week-end,
Michel.

Par Toni le 22/09/18 à 22h35

Bonsoir Michel,

Vous avez oublié le basque 😉

Je parlais des langues frontalières ayant une grande portée, sans manque de respect envers les autres évidemment. Je pense que vous m’avez compris. Je pourrais même ajouter que le néerlandais est frontalier au français à Saint-Barthélémy ainsi qu’au niveau de la frontière entre la Guyane et le Surinam !
J’ai besoin d’atteindre un niveau avancé notamment en flamand et je n’ai trouvé jusqu’à maintenant comme perfectionnement que le Colloquial Next Step Dutch.

Savez-vous justement à propos du catalan si les versions pour francophone et pour hispanophones vendues actuellement sont les mêmes ?

Bonne soirée

Toni

Par Michel BELLON le 22/09/18 à 23h50

Bonsoir Toni,

Oui, j’ai laissé le basque de côté, et c’était un petit clin d’œil « en toute amitié ». Je vois que tu as bien relevé son absence et que tu as refermé le cercle des langues qui nous entourent ! 🙂
Bien sûr, si on envisage les frontières linguistiques plutôt que politiques, il faudrait alors encore mentionner au moins l’occitan, le corse, le breton, l’alsacien, le franco-provençal, le picard et plusieurs créoles…

Si tu vis en Belgique, ou près de ce pays, tu auras sans doute plus de facilités pour progresser en néerlandais ou flamand, mais je suis entièrement d’accord avec toi pour appeller de tous mes vœux un Perfectionnement Néerlandais.

Pour le catalan, les versions en français et en castillan sont totalement différentes, comme je l’ai indiqué dans mon message, mais d’une façon pas très claire.
La plus récente, Le Catalan, est en français et comporte 100 leçons. Elle est progressive, accessible à quelqu’un qui n’a aucune connaissance préalable de la langue et y pénètre pas à pas, selon le principe d’Assimil. Elle est l’œuvre de trois auteurs, dont deux avaient rédigé la méthode « historique » publiée uniquement en castillan, El Catalán sin esfuerzo.
Cette méthode, la plus ancienne, ne compte que 70 leçons. Elle suppose évidemment une bonne connaissance du castillan. Mais surtout, elle est plus difficile pour quelqu’un qui n’a jamais étudié le catalan. En effet, ce livre a été publié dans la foulée de la fin du régime franquiste, qui réprimait intensément la langue et la culture catalanes (comme basques, galiciennes, etc.). Il me semble qu’il a été conçu pour un public local, ayant une connaissance passive plus ou moins grande de la langue, et souhaitant la « réactiver » et la mettre en pratique. En conséquence, les explications grammaticales sont souvent peu détaillées, voire implicites, et donc insuffisantes pour un débutant complet.
C’est probablement la raison pour laquelle cette méthode n’a jamais été adaptée dans une autre langue. En revanche, je pense que maintenant que nous disposons de la méthode en français, cette première version castillane pourrait être revue (avec par exemple la collaboration de la nouvelle auteure, venue compléter l’équipe d’origine pour Le Catalan) et constituerait une très bonne base pour un Perfectionnement Catalan en raison notamment du niveau et de l’intérêt de certains de ses textes.

Bon week-end,
Michel.

Par Kerguelen le 24/09/18 à 5h01

@Chris : Merci pour cette info !

T’es-tu procuré cette mise à jour ?

Les textes des leçons ont-ils été modifiés ou seuls les enregistrements ont été refaits ?

A bientôt

Par Michel BELLON le 25/09/18 à 12h40

Bonjour Kerguelen,

Chris semble être occupé en ce moment puisqu’il n’est pas intervenu sur ce bloc-notes depuis la semaine dernière, aussi je me permettrai de te répondre à sa place, souhaitant qu’il ne m’en veuille pas trop.

La dernière mise à jour de la méthode de finnois ne diffère pas fondamentalement de la première édition publiée en 1999, mais elle comporte toutefois des différences qui font qu’il ne s’agit pas d’une simple réimpression. Je vais m’efforcer de te les indiquer.

Dans les leçons et les exercices, certaines phrases ont été complétées, ou au contraire raccourcies ou supprimées. On en voit un exemple dès la leçon 1.
Les notes ont été réorganisées, avec parfois quelques ajouts.
Dans les leçons de révision figurent, comme c’est le cas dans toutes les méthodes récentes, des « dialogues de révision » qui n’existaient pas à l’origine, et on y trouve de plus des « exercices de révision ».
En certains endroits, le vocabulaire a été remis à jour. Par exemple, dans la leçon 81, l’auteure a utilisé ‘netti’, mot plus fréquent aujourd’hui (et à la terminaison « fennisée ») que ‘internet’, ou bien, dans le sens de « recherche », elle a remplacé ‘löytäminen’ par ‘etsiminen’, qui sont deux noms déverbaux synonymes. Il est amusant de constater que cette leçon 81, consacrée au Kalevala (l’épopée nationale finnoise, reconstituée par Elias Lönnrot dans la première moitié du XIXe siècle, à partir de poésies orales et de légendes collectées à travers la Finlande) a vu son texte en partie modifié pour tenir compte de l’augmentation du nombre de traductions de l’œuvre en langues étrangères. Cela montre bien l’intérêt et l’utilité des mises à jour régulières des méthodes. Mon seul petit regret, c’est que l’extrait du début du Kalevala donné à la fin de la leçon ne soit qu’en traduction française. Il me semble qu’il aurait été préférable de donner aussi le texte d’origine, ce qui aurait permis d’apprécier les particularités de la langue de l’œuvre, pleine d’archaïsmes et de formes dialectales, en particulier caréliennes. Mais il est vrai que la langue du Kalevala est difficile et bien au-delà du niveau Sans peine.

Quelques leçons sont entièrement nouvelles. En voici la liste, en espérant que je n’en oublie pas :
– la 51, qui jouait sur l’homophonie des mots ‘kuusi’ (six) et ‘kuusi’ (sapin) a été remplacée par une autre qui évoque la disparition des petits commerces du centre des villes.
– la 54, qui relatait une anecdote amusante, parle maintenant du dressage des « chiens d’école ». Est-ce parce qu’on aurait pu voir dans l’anecdote du premier texte un sous-entendu sexiste ?…
– la 61 de la première version s’appelait « Écrire une lettre », mais elle était sans doute dépassée pour notre époque, n’opposant à la lettre manuscrite que le téléphone. La nouvelle leçon parle de certaines particularités de l’industrie textile locale.
– la 67, jouant en partie sur un jeu de mot, a été remplacée par une autre traitant de la « Silicon Valley de Laponie », sans doute plus en rapport avec les réalités d’aujourd’hui.
– la 71 propose un texte sur la ‘katuruoka’, c’est-à-dire la ‘street food’ (comme nos habitudes paresseuses nous font appeler la « nourriture de rue »), qui a remplacé la chanson populaire de la première édition, et c’est sans doute dommage.
– la 76 reproduit dans les deux versions une lettre d’amour, mais à contenu différent.
– la 83, remplace charitablement le père idiot dont il est question dans la première version par… un robot !
– la 92 est elle aussi consacrée aux envahissants robots, alors que la première version était une petite anecdote.
– la 95 enfin, qui évoquait les régimes amaigrissants, est remplacée par une autre plus d’actualité sur l’industrie vidéoludique.
En conséquence, les exercices de ces nouvelles leçons ont aussi été plus ou moins modifiés, ainsi que les petits dessins d’illustration, sauf pour les numéros 67, 76 et 83 où ils sont restés les mêmes, et pour le numéro 95 où il a purement et simplement disparu. Ces modifications expliquent aussi le fait que les textes aient été réenregistrés.

L’appendice grammatical a été modifié pour ce qui est de la présentation des déclinaisons, qui est plus claire.
Enfin, le lexique comporte un certain nombre de mots nouveaux en raison des changements faits dans les textes.

Le finnois – suomi est une belle méthode, et la version récemment publiée est beaucoup plus agréable visuellement, sans rien perdre dans son contenu.

Bon après-midi,
Michel.

Par Kerguelen le 26/09/18 à 21h50

Bonsoir Michel,

Je te remercie beaucoup pour cette très intéressante réponse.

Il est vrai qu’il m’a toujours paru, depuis que je possède cette méthode, que son caractère légèrement austère et parfois un peu fouilli voire confus pouvait parfois constituer une gêne à l’apprentissage.

Je me réjouis donc d’apprendre qu’elle a bénéficié d’une véritable mise à jour et j’ai hâte de me la procurer.

Kiitos ja hyvää yötä.

Kerguelen

Par Chris K. le 29/09/18 à 17h56

Bonjour,

Je n’avais pas vu la question de Kerguelen concernant la nouvelle version du finnois.🇫🇮
Je remercie Michel d’y avoir répondu, car ne m’étant pas encore lançé dans l’étude du finnois, j’aurais été incapable de fournir une réponse aussi précise et aussi détaillée ! 😶

Concernant les langues du nord de l’Europe, j’aimerais bien que les éditions ASSIMIL envisagent de mettre à jour leur méthode de norvégien qui est très bien mais qui commence à dater (ouvrage paru en 2000).
L’idéal serait une réactualisation du norvégien « bokmål » avec un développement plus important du norvégien « nynorsk » que la méthode actuelle qui ne présente qu’une simple liste sommaire de mots utilisés en norvégien « nynorsk ». 🇳🇴

Par Chris K. le 01/10/18 à 21h52

Le monde de la chanson et du spectacle a perdu un immense artiste: Charles Aznavour 🇦🇲🇫🇷

Il est quand même très regrettable que l’ouvrage « L’arménien sans peine » préfacée par Monsieur Aznavour ait disparu du catalogue ASSIMIL…

Vu l’importance de la diaspora arménienne à travers le monde et l’ancienneté de cette langue indo-européenne à l’écriture unique; les éditions ASSIMIL devraient vraiment songer à refaire une nouvelle méthode d’arménien réactualisée qui puisse enseigner la variante orientale et la variante occidentale (en complément du guide de conversation « L’arménien de poche »).

Par Halokkin le 01/10/18 à 22h30

Bonsoir,

Je suis tout à fait d’accord avec Chris, pour ce qui est de Monsieur Aznavour ET de la méthode d’arménien…

J’ai la chance de posséder cette méthode que je trouve superbe, et très complète. Sans savoir vraiment pourquoi, je peux même dire qu’il s’agit de ma « méthode assimil préférée »!! Mais il est vrai qu’elle nécessiterait tout de même un sérieux dépoussiérage… Quoi qu’il en soit, quel dommage en effet que cette langue magnifique, tant par sa prononciation que son écriture ou ses traits grammaticaux, ne soit plus au catalogue des « sans peine »…

H

Par Florian Araújo le 03/10/18 à 15h56

Bonjour,

D’abord il faut dire que je suis tout à fait conquis par le «nouveau» design (celui d’il y a déjà trois ans). Je le trouve très réussi car on veux s’immerger dans la langue. Bravo! 🙂

J’aurais voulu savoir quels sont les prochains cours à être mises à jour et quand est-ce qu’ils sortiront ? Est-ce qu’on peut espérer «L’indonésien» et «Le perfectionnement du Français» (Anglais/Italien) encore cette année ?

Une autre question : Est-ce qu’il y a déjà des plans pour d’autres cours de la collection «Perfectionnement» ?

Merci beaucoup et bonne journée ! 🙂

Florian

Par Monsieur Michele Bondesan le 03/10/18 à 16h28

Je me joins à Chris et à Halokkin. Je me suis pressé d’acheter la méthode d’arménien dès l’annonce de sa disparition mais je n’ai pas encore eu le temps de l’aborder. Une nouvelle méthode d’arménien serait un bel hommage d’Assimil à Charles Aznavour! C’est l’une des méthodes que je souhaite voir publiées dans les années à venir.

Par Cedar le 03/10/18 à 21h52

Bonjour,

Une nouvelle version du serbe sans peine est-elle prévue pour 2019 ?

Le serbo-croate sans peine datant au moins des années 70, il devient de moins en moins pertinent.

Cordialement

    Par Éditions Assimil le 08/10/18 à 10h04

    Le serbo-croate n’est plus disponible au catalogue depuis bien longtemps. Pour le serbe, rien d’imminent.

Par Toni le 08/10/18 à 11h20

Bonjour,

Un perfectionnement néerlandais est-il au programme ?

Cordialement,

Par Chris K. le 08/10/18 à 23h23

@Cedar:

« Le serbo-croate sans peine » de 1972 qui n’est plus commercialisé chez ASSIMIL est effectivement moins pertinent dans ses dialogues qui reflètent la Yougoslavie des années 50 et 60.
Néanmoins, la langue n’a pas changé, ses règles de grammaire et ses déclinaisons non plus.
Cette méthode est tout à fait utilisable.
Je dirais même que cette vieille édition est beaucoup plus fournie en explications grammaticales que la méthode de croate parue en 2012.

Par Cedar le 09/10/18 à 17h20

@Editions Assimil

Merci de votre réponse.

@Chris K.

Merci pour votre commentaire.

Effectivement, la méthode de 70 reste très utile, et permet d’atteindre une bonne maitrise de la langue (même si personnellement, outre le vocabulaire un peu daté, je trouve pénible la gymnastique de devoir passer d’un texte serbe à un texte croate).

Malheureusement, n’en ayant qu’un seul exemplaire, je ne peux le prêter à mes connaissances souhaitant se (re)mettre au serbe.

Par Chris K. le 09/10/18 à 21h20

@Cedar

Pourtant la « gymnastique » de passer du serbe au croate, en passant par le bosnien et le monténégrin était monnaie courante dans l’ex-Yougoslavie, et même encore de nos jours,
sanchant que ces langues sont les variantes d’une même langue. Seuls le slovène et le macédonien sont des langues à part.
Le serbo-croate « sans peine » nous habitue bien à ce changement de parler et d’alphabet; c’est pour cela que j’apprécie cet ouvrage en plus de son appendice grammatical très riche en explications..

Par Halokkin le 11/10/18 à 10h50

L’un de mes premiers gestes de la matinée : commander la nouvelle méthode de Coréen!

Bravo Assimil!

(on attend maintenant le Hindi, le Vietnamien, et les nombreuses autres « bonnes surprises » :+))

H

Par Kerguelen le 11/10/18 à 10h53

Ce serait sympa si les premiers à l’avoir dans les mains nous disaient ce qu’ils en pensent 🙂 !

L’extrait publié sur facebook m’a plu en tout cas 😉

Par Chris K. le 11/10/18 à 18h50

Je viens juste d’acheter le nouveau pack de coréen aujourd’hui.
J’enregistre de suite les 2 CD audio sur mon PC et je me plonge dans le livre (avec l’ancienne édition à côté). 🇰🇷🇰🇵

Par Chris K. le 13/10/18 à 21h29

Première critique du coréen (mais vraiment pour un détail futile exprès pour chipoter ! 😏):
Je trouve que les dessins de Nico sont un peu sobres et un peu trop sommaires.
Ce dessinateur au style particulier nous a habitués à des illustrations plus fournies et plus recherchées (cf. dessins humoristiques des méthodes de néerlandais, tchèque, croate où les dessins de Nico étaient vraiment biens).

Quand au contenu des leçons, ayant parcouru l’ensemble de l’ouvrage et ayant écouté tous les enregistrements en continu;
cette nouvelle édition est vraiment très bien, très pédagogique, avec une langue coréenne vivante et actuelle sans être trop formelle comme dans l’ancienne édition de 1999..
Je n’ai plus qu’à me plonger dedans en détail. 🙂

Pour les complets néophytes, je conseille vivement d’utiliser cette méthode en parallèle avec le cahier d’écriture coréen édité par ASSIMIL. 🇰🇷🇰🇵

Par Kerguelen le 14/10/18 à 11h03

Merci beaucoup Chris, j’ai hâte de m’y plonger également.
Ce sera en effet, en ce qui me concerne, une découverte de la langue coréenne.

A bientôt.

Kerguelen

Par Halokkin le 15/10/18 à 10h49

Bonjour à tous,

Voici, à mon tour, mes impressions sur la nouvelle méthode de coréen.

Je précise avant tout que je débute totalement dans cette langue. Je possédais l’ancienne version : j’avais essayé de m’y mettre, mais j’avais abandonné avant la 2ème leçon (ce qui n’est pas mon habitude), tant j’avais trouvé l’ensemble confus et difficile d’accès…

Aujourd’hui, j’attaque la leçon 9 du nouvel ouvrage, et je dois dire que j’ai une toute autre impression, beaucoup plus positive ! Très positive même : c’est un véritable coup de cœur que j’ai pour cette langue. Je trouve ces premières leçons très bien « dosées » et vraiment agréables. Pour le moment, l’écriture, présentée de manière claire et accessible, me semble simplissime. Quelle joie de pouvoir déjà lire et écrire la totalité des dialogues de ce début d’ouvrage !

Je sais bien sûr par expérience que les débuts sont faciles et qu’il faut s’accrocher pour la suite, mais je suis vraiment ravi de ce nouveau Coréen sans peine. Bravo à l’auteure et aux éditions Assimil !

Au rang des tout petits moins :

-j’ai repéré une faute de frappe dans un exercice (il manque une lettre dans la transcription).

-l’explication de la prononciation de ㄹ, L, qui « se prononce parfois comme un r anglais » me semble bien peu pertinente… Après écoute, il est clair qu’il s’agit d’une consonne battue alvéolaire ([ɾ]), qu’on trouve en effet en anglais, mais dans les mots tels que « better » ou « rider »… donc plutôt comme un « t/ d anglais (et même américain) » que comme un r !

A part ça, du bien bel ouvrage, bravo encore.

Cordialement,

H

Par Michel BELLON le 15/10/18 à 19h35

Bonjour,

Je n’ai pas grand-chose à ajouter à ce qui a déjà été dit de positif sur la nouvelle méthode de coréen qui me paraît d’un abord général beaucoup plus agréable que la précédente édition, tant pour l’aspect du livre que pour son contenu. Comme nous l’avions supposé, Mme Kim-Juquel enseigne bien ici la variante du sud de la péninsule coréenne, et les titres des leçons 10, 11 ou 81, entre autres éléments, ne laissent aucun doute à ce sujet. 😉

Je suis un peu surpris de la petite critique faite par Chris, car pour ma part je trouve les dessins de Nico aussi bons et amusants que dans les autres méthodes qu’il a récemment illustrées, comme par exemple le chinois, le japonais ou la dernière version du portugais, dont nous avons récemment discuté. Mais il est vrai que Chris avoue lui-même faire la remarque « pour un détail futile exprès pour chipoter » 😀

Au chapitre du négatif, je mentionnerai quand même quelques points, étant bien entendu que mon intention n’est pas de déprécier l’ouvrage, car au regard de ce qui est excellent, ce qui me paraît l’être un peu moins ne pèse pas énormément, et surtout je n’oublie pas, en tant que simple utilisateur, que l’art est difficile…

Pour l’anecdote, je me suis inquiété avant la parution du fait que le coffret ne comporte que 2 disques au lieu des 3 ou 4 qu’on y trouve généralement (voir par exemple Le corse ou Le finnois, qui ont 3 disques pour un nombre identique de 100 leçons, ou encore L’hébreu qui en compte 4 pour seulement 85 leçons). J’ai pensé que peut-être certains textes n’étaient pas enregistrés, comme c’était le cas jadis (les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…), quand seules les leçons étaient lues, mais pas les exercices. Je me rassurais toutefois en pensant que la clé USB au moins devait proposer une version intégrale. Finalement, bien que je n’aie de mon côté pas encore entièrement écouté les enregistrements, je crois constater au vu des premières réactions que toutes les leçons et exercices de traduction figurent bien sur les supports audio, comme cela est précisé au dos de la couverture du livre. Au demeurant, une réduction des enregistrements n’aurait pas été très surprenante, car cette nouvelle méthode compte beaucoup plus d’exercices que les autres, et ce nombre inhabituel de 3 par leçon est aussi à mettre à son crédit.

La plus grosse lacune de la méthode, c’est l’absence d’appendice grammatical. En effet, je ne pense pas qu’on puisse considérer que le résumé sur trois pages qui se trouve avant les lexiques puisse mériter ce nom. La différence radicale de structure entre le français et le coréen, d’ailleurs mise en avant par l’auteure, justifierait la présence d’une véritable section de grammaire. Même à considérer que les leçons de révision donnent des explications suffisantes, une systématisation du matériau enseigné dans le cours était loin d’être superflue. Ce point devrait par conséquent faire l’objet d’une amélioration quand, dans quelques années ou à l’occasion d’un nouveau changement de maquette, la méthode sera rééditée. Cela étant, comme je m’efforce d’envisager les choses d’une façon optimiste, je me demande si Assimil ne nous proposera pas un jour un volume de grammaire pour chacune des langues faisant l’objet d’une méthode complète, de même qu’il existe désormais des cahiers d’exercices ou d’écriture et, pour quelques langues, des dictionnaires. Le premier pas a d’ailleurs été fait avec la Grammaire du japonais de Catherine Garnier, même si, à mon avis et comme on s’en souviendra, cette publication passe largement à côté de la cible compte tenu du choix de l’auteure de se limiter au rōmaji. Espérons donc que nous assisterons dans un avenir proche à la naissance d’une nouvelle collection !

Je regrette aussi que l’enseignement de l’écriture ne soit pas très développé, même s’il est vrai qu’on pourra se reporter au cahier d’écriture que l’auteure nous propose par ailleurs. Toutefois, il me semble qu’il n’aurait pas été inutile par exemple de souligner les légères modifications que les lettres peuvent subir dans les différents « empilements » où elles apparaissent. Mais je fais sans doute là moi aussi un peu de chipotage !

L’utilisation d’un système de translittération ad hoc est bien sûr le point qui me gêne le plus. Comme j’ai souvent eu l’occasion de le signaler, je crois beaucoup plus à l’efficacité de l’Alphabet Phonétique International pour l’indication de la prononciation. Et surtout, il aurait sans doute été beaucoup plus judicieux d’utiliser le système de « Romanisation de la Langue Nationale », ou RLN, (국어의 로마자 표기법) officiel en Corée du Sud. Il faut en effet penser à celles et ceux qui, après avoir débuté l’étude de la langue avec la méthode Sans Peine, voudront aller plus loin et rencontreront alors certainement la RLN. Le plus gros défaut du système de Mme Kim-Juquel est, de mon point de vue, d’être basé sur les conventions orthographiques du français, ce qui en limite singulièrement la portée. Je suis curieux de voir s’il sera adapté, et comment, quand la méthode sera traduite en anglais et dans d’autres langues.

Pour ce qui est de la prononciation à proprement parler telle qu’elle est présentée dans les pages XI à XVII, il me semble, sans être un fin connaisseur du coréen, que l’exposé n’est pas toujours convaincant, et aussi qu’il manque parfois de clarté. À le lire, il est en tout cas difficile de se rallier à l’opinion de l’auteure selon qui « la prononciation du coréen est simple pour un francophone ». Je sais très bien que cette partie phonétique est trop souvent le point faible des méthodes de la collection Sans Peine. Nous en avons souvent débattu, et je reste sur mon idée qu’une « Leçon 0 », ou une introduction plus développée, indiquant dans les détails la phonétique de la langue, avec des exemples adéquats enregistrés, devrait à l’avenir précéder le cours. Je signale donc dans ce qui suit ce qui a le plus retenu mon attention.
Tout d’abord, je partage l’avis de Halokkin au sujet des explications données pour la consonne ㄹ, et la comparaison qu’il fait avec la prononciation du « d » et du « t » en anglais américain [ɾ] est tout à fait justifiée. Notons que la RLN translittère cette lettre par « r » devant voyelle et par « l » dans une autre position. Cela dit, le même flottement entre [ɾ] et [l] existe lorsqu’il s’agit de rendre compte de la consonne japonaise habituellement translittérée par « r ». Ajoutons au passage que la présence ou non de ㄹ, comme celle de ㄴ [n], à l’initiale est l’un des points de divergence entre la prononciation au sud et au nord de la péninsule.
La distinction faite entre consonnes « simples », « doubles » et « aspirées » est plus ou moins traditionnelle. Or, les deux premiers termes se basent sur l’apparence graphique de ces consonnes, effectivement écrites au moyen d’un signe unique ou redoublé, tandis que « aspiré » se réfère à la phonétique (graphiquement, les « aspirées » sont aussi des « simples »). L’application de ce critère visuel entraîne le mélange de différentes séries de consonnes qu’il aurait été avantageux de distinguer. On aurait ainsi pu mettre à part les groupes de trois lettres (a) ㅂ, ㅃ, ㅍ ; (b) ㄷ, ㄸ, ㅌ ; (c) ㄱ, ㄲ, ㅋ ; (d) ㅈ, ㅉ, ㅊ, étant donné qu’ils correspondent à quatre « sons fondamentaux », respectivement [p], [t], [k] et [tɕ], conservant le même point d’articulation, ou presque, mais réalisés sous trois aspects différents, qu’il serait mieux de qualifier, en utilisant un critère purement phonétique puisqu’on parle de prononciation, de « relâché », « tendu » et « aspiré ». On pourrait éventuellement rattacher à ces douze premières consonnes la paire (e) ㅅ, ㅆ [s] qui n’apparaît que sous deux aspects, « aspiré » (légèrement, en position initiale) ou « relâché » (dans une autre position) pour ㅅ et « tendu » pour ㅆ. Je précise que ce que je viens d’écrire n’est pas rigoureusement exact d’un point phonétique ou phonologique. Qui plus est, il existe une autre théorie concernant les « aspects » sous lesquels se réalisent les consonnes en question. Mais quoi qu’il en soit, une approche basée plutôt sur la phonétique permet d’établir une ligne de partage entre les consonnes coréennes qui pourrait se révéler efficace d’un point de vue pédagogique : les 14 des groupes (a), (b), (c), (d) et (e) ont une prononciation susceptible de varier selon leur place dans la syllabe, alors que les 5 autres, ㅁ [m], ㄴ [n], ㅇ [ŋ], ㅎ [h] et ㄹ [ɾ] ont une prononciation unique. Le cas de ㅇ est trompeur, car quand cette lettre est muette, servant de support à une voyelle, elle correspond étymologiquement à un signe légèrement différent, ㆁ, (plus petit que ㅇ et affublé d’un petit crochet à son sommet) qui dans l’alphabet originel correspondait à un son qui a depuis disparu de la langue, suite à quoi les deux signes ont été confondus.
La prononciation des consonnes finales, dite « entravée » par certains phonéticiens, aurait aussi dû être un peu plus développée, car dire qu’elles sont « à peine audibles » ne rend compte que très imparfaitement de leur substance acoustique.
Bien qu’il soit signalé, aucune explication précise n’est donnée concernant le phénomène de liaison qui, comme en français, en portugais ou en néerlandais par exemple, a des répercussions sur la prononciation.

À l’usage, j’aurai peut-être d’autres remarques à faire, mais je n’en suis pas encore à étudier assidûment le coréen, contrairement à certains intervenants qui se sont déjà exprimés. 🙂 De toute façon je ne voudrais pas donner l’impression que j’ai une opinion négative de cette méthode, attendue depuis longtemps. Telle qu’elle se présente à nous, il s’agit d’une réussite tout à fait estimable, et il serait injuste de ne pas saluer comme il se doit le travail d’Inseon Kim-Juquel. Je souhaite donc que Le coréen 한국어 Collection Sans Peine ait le succès qu’il mérite et renforce l’intérêt pour la langue et la culture coréennes.

Bonne soirée,
Michel.

Par Melissa N. le 22/10/18 à 20h34

Bonjour 😊
Passionnée de langues nordiques, avez-vous des nouveautés prévues en 2019 au niveau du suédois, norvégien ou encore du danois ?
Merci beaucoup 😉

    Par Éditions Assimil le 24/10/18 à 9h00

    Bonjour, merci pour votre message. Nous ne dévoilons pas notre programme aussi longtemps à l’avance. Merci de nous suivre sur les réseaux sociaux afin de rester informée.

Par Chris K. le 25/10/18 à 17h51

Bonjour,

A propos des langues nordiques, dans l’attente d’un hypothétique islandais « sans peine », une mise à jour ou une refonte du norvégien serait la bienvenue car la méthode commence à dater (2000), ainsi qu’une réimpression du danois « sans peine » (2015) avec la nouvelle ligne graphique + support CD audio/clé USB.
Et à terme, pourquoi pas un « perfectionnement suédois » ?
Le suédois étant la langue scandinave qui a le plus grand nombre de locuteurs en plus des suédophones de Finlande.

Autre suggestion: les langues scandinaves ainsi que le finnois auraient leur place dans la collection « Objectif langues ».

Aussi, dans la catégorie des langues anciennes, une méthode de vieux norrois (ou vieil islandais) serait un beau projet.

Par Bruno A. le 27/10/18 à 21h08

Je viens de recevoir mon exemplaire du Coréen Sans Peine 2018, je l’ai feuilleté de long en large, écouté plusieurs extraits et étudié les trois premières leçons.

Je suis absolument ravi de cette nouvelle édition, elle me paraît très complète et les premières leçons sont très bien construites et expliquées, et très progressives, là où l’ancienne méthode me décourageait d’emblée par son côté touffu et désorganisé. La police de caractères de la nouvelle éditions est très lisible, et les enregistrements sont d’excellente qualité aussi.

Un grand bravo donc, et merci pour ce Coréen magnifique ! De manière générale, les nouvelles éditions depuis 2016 dans la série Sans Peine sont toutes des réussites accomplies, spécialement le Chinois, l’Espagnol, le Thaï et maintenant le Coréen !

Je me réjouis donc d’une nouvelle édition de l’Hindi (serait-elle en cours…?), et d’un éventuel Tagalog Sans Peine, grande absente du catalogue.

Et maintenant, leçon 4 du Coréen.

    Par Éditions Assimil le 15/11/18 à 18h51

    merci !

Par Kerguelen le 28/10/18 à 13h39

Bonjour à tous,

Je me demandais si on avait des nouvelles de la nouvelle version de la méthode de vietnamien ?

Sur un site bien connu la date indiquée pour la disponibilité de cette nouvelle édition est le 20 décembre 2018, mais sur un autre site c’est le 13 mars 2019 !
Si Assimil pouvait nous donner une petite news ce serait super 😉

Merci d’avance, bon dimanche.

Kenavo

Ajouter un commentaire

Interviews

articles populaires

Les nouveautés de la rentrée

08/08/13
209 commentaires

Nouveautés Assimil :
ce qui vous attend à la rentrée

24/06/14
111 commentaires

Sanskrit : le making-of

06/06/13
110 commentaires

Latin : retour vers le futur

28/09/15
102 commentaires

La méthode Assimil
disponible en digital

27/08/13
81 commentaires

Nouveautés : ce qui vous attend
au premier trimestre 2014

01/01/14
78 commentaires

Une nouvelle ligne graphique
pour la collection sans peine

11/08/15
67 commentaires

Les nouveautés de la rentrée 2015

05/08/15
66 commentaires

Chinois : entretien
avec Hélène Arthus et Mei Mercier

01/03/16
60 commentaires

Les nouveautés de la rentrée 2018

14/08/18
46 commentaires

derniers commentaires

merci !

Éditions Assimil
15/11/18

au hasard

Assimil à la Foire
de Francfort 2016

30/09/16
0 commentaire

Séjour au pair de A à Z

10/06/15
0 commentaire

Twitter, Facebook : le langage Internet,
évolution ou recul ?

30/06/17
0 commentaire