Les curiosités
de la langue française

Publié le 03/09/2018 par Assimil
23 commentaires

La langue française n’est pas la plus aisée à maîtriser. C’est une langue riche, pleine de particularités, de spécificités, d’exceptions. Mais aussi riche de curiosités, tantôt surprenantes ou amusantes. Mots (très) longs, de genres différents, à la prononciation particulière, à construire, déconstruire et reconstruire… Gros plan sur toutes les curiosités qui nous font aimer la langue française, avec Assimil.

Quel est le mot le plus long de la langue française ?

Les très longs mots font inévitablement partie des curiosités de la langue française et d’ailleurs. Dans la langue de Molière, le mot le plus long connu de tous, demeure le fameux « anticonstitutionnellement » et ces 25 lettres. En décembre 2017, un séisme (et l’on pèse nos mots) a failli bouleverser le monde des connaissances collectives avec l’intronisation d’un mot à 27 lettres : « intergouvernementalisation ». Une annonce finalement rapidement démentie par l’Académie française.

Au risque d’en décevoir plus d’un, « anticonstitutionnellement » n’est pas le mot le plus long de la langue française. Il s’agit d’une croyance populaire. De nombreux autres mots comportent plus de lettres. « Ils ne sont pas utilisés dans la langue courante et ne sont, de ce fait, enregistrés que par des lexiques techniques et spécialisés », expliquait Virginie Chouraqui, chargée de communication à l’Académie française, dans Le Figaro en décembre 2017. À titre d’exemple, le terme chimique « cobaltidithiocyanatotriaminotriéthylamine » comporte 41 lettres. Enfin, comble de l’ironie, la peur des longs mots (cette pathologie existe bel et bien) porte le doux nom de « hippopotomonstrosesquippedaliophobie ». Canular ou fait réel ? Le débat reste ouvert…

Des mots masculins et féminins

Le français n’est pas la langue la plus simple à maîtriser, c’est un fait. D’autant que certaines particularités viennent compliquer un peu plus le vocabulaire. C’est le cas de certains mots qui voient leur genre changer suivant s’ils sont écrits au singulier ou au pluriel. Ainsi, « amour », « délice » et « orgue » doivent s’écrire au masculin singulier et au féminin quand ils/elles passent au pluriel.

Les mots de la langue françaises qui ne riment avec rien

Parmi les curiosités de la langue française, certains mots n’ont pas l’intention de faciliter la vie de ceux qui aiment manier le verbe. Le français a connu, au fil des siècles, bon nombre d’ambassadeurs qui savaient parfaitement le manier, jouer avec lui, et le faire sonner de belle manière. Poètes, écrivains, musiciens… Tous cherchent ou ont cherché les rimes les plus riches pour rythmer les histoires qu’ils ont à raconter.

Mais un petit groupe de mots fait de la résistance. Rimer ? Très peu pour eux. « Belge », « goinfre », « larve », « meurtre », « monstre », « pauvre », « quatorze », « quinze », « simple », ou encore « triomphe » ne riment avec… rien ! Aucun autre mot ne reprend leur dernière syllabe et leur consonne d’appui. Dans le meilleur des cas, il est possible de faire une rime pauvre, comme « Quatorze » et « Bronze », par exemple. Mais, vous en conviendrez, ce n’est pas ce qu’il y a de plus joli à l’oreille.

À lire aussi : Le verlan dans le monde

Un curieux oiseau de la langue française

Le mot « oiseaux » est à lui seul une curiosité de la langue française. Avec ses sept lettres, il s’agit du plus long mot que l’on lit sans pour autant prononcer la moindre lettre. En effet, nous n’entendons pas de son « o », de « i », de « a », etc. Une petite particularité qui lui vaut toutefois d’être mis en avant.

Les anagrammes

Les anagrammes font partie de ces curiosités de la langue française qui permettent de jouer avec les mots. Concrètement, cette figure de style consiste à inverser ou mélanger les lettres d’un mot, ou d’un groupe de mots, pour en créer un nouveau. Par exemple, avec les lettres de « Marie », il est possible d’écrire le verbe « aimer ». Idem avec « sujet » et « juste » ou encore « crâne » et « écran ».

Mais là où les anagrammes deviennent un véritable exercice de style, c’est lorsque le nouveau mot formé répond – si possible de façon amusante – au terme initial. Ainsi, « chien » permet de donner le mot « niche ». On peut également citer, dans le domaine de la santé, le mot « endolori » qui devient « indolore » ou « soigneur » qui entraîne une « guérison ». Ces deux mots n’ont d’ailleurs pas du tout la même étymologie.

Vous pouvez également former des phrases à partir de groupes de mots, voire de noms propres. Par exemple, « Le Commandant Cousteau » devient « Tout commença dans l’eau », et, de manière assez ironique et cynique, « la crise économique » donne « le scénario comique ». Il existe de nombreuses autres anagrammes, dont certains un peu plus grivois. Mais ceux-là, nous vous laissons le soin de les chercher.

Les palindromes

Dans un sens et dans l’autre. Le palindrome est, lui aussi, une figure de style qui définit un mot ou une phrase pouvant être lue de gauche à droite, comme de droite à gauche. C’est le cas de « Mon nom », notamment. Dans la langue française, « ressasser » est le plus long palindrome, que vous le ressassiez d’un côté ou de l’autre. Le plus long en tant que simple mot, évidemment. Car là où la figure de style prend des proportions incroyables, c’est quand le palindrome est une phrase, voire un texte entier.

On peut par exemple citer « Engage le jeu que je le gagne », ou « Éric, notre valet, alla te laver ton ciré ». À noter que le valet peut également se prénommer Luc mais c’est tout de suite moins élégant. Certains auteurs ont, eux, préféré repousser les limites du palindrome pour signer de véritables performances. En 1969, l’écrivain Georges Pérec – à qui l’on doit « La Disparition » (voir ci-dessous) – a écrit « Au moulin d’Andé », un palindrome de quelque 1 247 mots et 5 566 lettres. Créé en 2004, le « palindrome de Saint-Gilles », compte, lui, 2 119 mots pour 8 349 caractères.

Les lipogrammes

Un lipogramme est également une figure de style qui consiste à rédiger un texte dans lequel une lettre est volontairement omise. Et, par extension, où une partie du vocabulaire est perdue. Pour les mots seuls, le plus long lipogramme en « e » (la lettre la plus utilisée de la langue française) est « institutionnalisation ». Le véritable exercice consiste surtout à écrire un long texte en se privant d’une lettre. En 1968, Georges Pérec – encore lui – est parvenu à rédiger, un roman de 300 pages en n’utilisant pas une seule fois la lettre « e », dans son ouvrage « La Disparition ». Lors de sa sortie, la subtilité de la lettre manquante n’étant pas expliquée, c’était aux lecteurs de découvrir que la fameuse disparition concernait tout simplement le « e ». L’auteur s’est même ajouté une difficulté supplémentaire dans certains chapitres en se privant de l’usage de la lettre « a ».  Avec succès.

Assimil vous accompagne …

Pour apprendre une langue et découvrir toutes ses curiosités, Assimil vous propose ses méthodes d’apprentissage pour vous perfectionner simplement.

Commentaires

Par Michel BELLON le 08/09/18 à 20h00

Bonjour,

Merci à Assimil pour cet article très intéressant et amusant.

Je ferai une petite remarque au sujet du mot « oiseau ». Il n’est pas tout à fait exact d’affirmer qu’ « avec ses sept lettres, il s’agit du plus long mot que l’on lit sans pour autant prononcer la moindre lettre », puisque phonétiquement on dit [wazo], avec un [a] et un [o] qui apparaissent aussi dans l’orthographe. On peut certes objecter que le son [a] se trouve là où on écrit ‘Oi’, et [o] là où on écrit ‘eAu’, mais pourtant, en dépit des apparences, le mot ne contient aucune irrégularité au regard des conventions orthographiques du français : en effet, selon la norme établie pour notre langue, le digramme ‘oi’ se prononce [wa] (comme dans oie, noir, étoile, etc.) et le trigramme ‘eau’ se prononce [o] (comme dans beau, gâteau, jumeaux, etc.). Même la prononciation de ‘s’ en [z] est normale ici, puisque c’est celle qu’a cette lettre entre voyelles (comme dans rose, anglaise, bêtise, etc.). On parle bien ici de conventions, valables pour le français mais pas forcément pour d’autres langues.

Les trois derniers paragraphes concernent à vrai dire des curiosités qui ne sont pas propres au français. Anagrammes, palindromes et lipogrammes existent en effet dans de très nombreuses langues.

Voyons quelques exemples pour une catégorie d’anagrammes qu’on pourrait appeler plus précisément « haptagrammes », c’est-à-dire celles dont le sens définit ou décrit le mot ou la phrase de départ.
– en français, tout d’abord, le fameux « Révolution française » qui donne « un véto corse la finira ».
– en anglais, celle, non moins fameuse, formée sur la phrase « Neil Armstrong : That’s one small step for a man, one giant leap for mankind », qui devient « An « Eagle » lands on Earth’s moon, making a first small permanent footprint. »
– en italien, « violenta tempesta » qui se réécrit « vento, lampi, saette » (vent, éclairs, coups de tonnerre), ou le nom du grand poète du début du XIXe siècle, « Giacomo Leopardi », réarrangé en « Poema goliardico » (Poème estudiantin).
– en espagnol, « Istmo de Panamá » se transforme en « Tío Sam me da pan » (L’oncle Sam me donne du pain).
– en russe, quelques définitions amusantes du style : « Обычно верна? Новобрачные! » (Habituellement fidèle ? Ce sont de jeunes mariés !), « Современник – мне ровесник » (Un contemporain a le même âge que moi), ou encore « Администрация – с нами традиция » (L’administration, c’est pour nous une tradition).

En ce qui concerne les palindromes et lipogrammes, on pourrait de la même façon citer maints exemples multilingues. « La Disparition », le célèbre roman de Georges Perec, a d’ailleurs été adapté jusqu’à ce jour en une douzaine de langues, ses traducteurs ayant accompli un exploit tout aussi admirable que l’auteur en se privant du e, ou d’une autre voyelle essentielle dans leur langue. Citons « A Void » (en anglais), « Anton Voyls’ Fortgang » (en allemand), « La scomparsa » (en italien), « Dispariția » (en roumain), « Försvinna » (en suédois), et aussi, sans utiliser la lettre a, « El secuestro » (en espagnol), « L’eclipsi » (en catalan), ou enfin, sans o, « Исчезание » (en russe).
À l’inverse, Georges Perec a en quelque sorte rétabli l’équilibre en écrivant « Les Revenentes », texte monovocalique en e, pour lequel il a dû distordre un peu le français, mais d’une façon toujours amusante et remarquable. Utilisant la même contrainte, ne définissait-il pas son œuvre par la phrase « Je cherche en même temps l’éternel et l’éphémère » ? L’Ouvroir de Littérature Potentielle (OULIPO), dont le grand Perec était l’un des membres éminents, constitue un univers fascinant.

Il aurait été possible de mentionner bien d’autres curiosités spécifiques à notre langue, qui posent d’ailleurs souvent des difficultés aux apprenants étrangers et dont voici trois exemples au hasard :
– l’article indéfini disparaît à la forme négative, laissant la place à une forme unique apparentée à un article partitif : J’ai UN livre, tu as UNE revue, il a DES magazines. // Je n’ai PAS DE livre, tu n’as PAS DE revue, il n’a PAS DE magazines. Renversant le problème, une de mes amies croates dit, à la forme affirmative, « Il a D’argent, Elle boit DE bière ». 🙂
– les verbes de sens contraire « commencer » et « finir » n’ont pas une construction parallèle dans tous les cas :
Je commence la leçon. / Je finis la leçon.
La leçon commence. / La leçon finit.
**La leçon se commence / La leçon se finit.
Même chose pour leurs synonymes « débuter » et « terminer » (ou « achever »), dont le désaccord et encore plus grand, puisqu’il porte à la fois sur l’emploi intransitif et la possibilité de la forme pronominale :
Je débute la leçon. / Je termine (ou J’achève) la leçon.
La leçon débute. /** La leçon termine (ou achève).
**La leçon se débute. / La leçon se termine (ou s’achève).
– la fameuse règle exposée dans les grammaires anglaises et indiquant qu’on emploie en français l’article défini pour les parties du corps ou les vêtements, là où l’anglais a le possessif, est loin d’être toujours vraie. L’exemple type est « He’s walking with HIS hands in HIS pockets. / Il marche (avec) LES mains dans LES poches. » Mais si un adjectif accompagne le nom, il faut le possessif en français aussi : Il marche (avec) SES grandes mains dans les poches et non pas **Il marche (avec) les grandes mains dans les poches, ou Il marche (avec) les mains dans SES grandes poches et non pas **Il marche (avec) les mains dans les grandes poches.

Mais rassurons-nous, ce genre d’incongruités et d’incohérences se retrouve dans toutes les langues, et c’est souvent ce qui les rend passionnantes !

Bon dimanche,
Michel.

Par Francesca le 09/09/18 à 13h14

[en italien, « violenta tempesta » qui se réécrit « vento, lampi, saette » (vent, éclairs, coups de tonnerre)] (cit.)

Bonjour Michel et bonjour à tous,

je me permets de souligner une inexactitude dans la traduction de « saetta », qui est un synonyme de « lampo » ; donc « vent, éclairs, foudres » serait plus approprié, « coup de tonnerre » étant correspondant en italien à « tuono ».

Rien qu’une petite remarque qui ne touche nullement à l’excellente intervention de M. Bellon, que je remercie pour ses observations comme d’habitude ponctuelles, brillantes et riches d’inspiration.

Bonne journée,
Francesca

Par Laurent Martin le 09/09/18 à 15h23

Bonjour monsieur Bellon,

Quelles langues voudriez vous voir publiées en 2019 en « méthode sans peine » arabe, vietnamien, Hindi, persan, bulgare, norvégien …?
Cordialement

Par Michel BELLON le 09/09/18 à 19h31

Bonjour Laurent,

Inutile d’être formel avec moi 🙂 , d’autant que j’ai l’habitude d’utiliser le tutoiement sur Internet, à l’instar de ce qui se fait assez systématiquement, du moins quand on écrit dans une langue qui en laisse la possibilité grammaticale ou ne l’interdit pas en raison d’un code de politesse très strict.

Ta démarche consistant à lancer ce petit sondage me paraît intéressante, même si je ne suis pas tout à fait certain qu’elle influencera beaucoup Assimil pour les années à venir. Peut-être n’es-tu arrivé que récemment sur ce bloc-notes et n’as-tu pas eu le temps de lire les nombreux messages échangés depuis près de 5 ans et demi qu’il existe. Tu verrais sinon que l’éditeur préfère ne pas communiquer sur ses projets, d’une part, et que de l’autre il privilégie les considérations économiques, ce que nous ne pourrions décemment pas trop lui reprocher.

Comme peu d’Assimilistes participent aux échanges que nous avons, ce qui est vraiment désolant, je doute que tu reçoives beaucoup de réactions.
J’avoue d’ailleurs que je me serais abstenu, mais pour une raison précise : mon choix personnel (tout comme celui de Chris 😉 ) inclut probablement un nombre de langues excessif, même à penser qu’Assimil serait prêt à « faire n’importe quoi », au gré des envies exprimées par les un•e•s et les autres. Les langues sont en effet pour moi une passion qui a très tôt envahi de nombreux aspects de mon existence, même si je prends bien soin de préserver d’autres champs d’intérêt et de ne pas me rendre esclave de cette passion.
Mais puisque tu t’adresses à moi, je te donnerai avec plaisir quelques indications.
Tout d’abord, je fais une simple constatation : toutes les méthodes n’ont pas encore été rééditées sous la nouvelle maquette. C’est donc celles-là qu’il faut souhaiter voir proposées en priorité. Tu en cites toi-même quelques-unes. Laissons de côté l’arabe, le vietnamien et le hindi dont nous avons déjà parlé. Le persan a quant à lui été repris il y a moins de deux ans. Les rééditions s’accompagnent parfois de simples retouches (c’est le cas du Persan, justement) ou de mises à jour plus ou moins importantes (le Corse a été entièrement révisé, 44 ans après la première version, par le même auteur, qui n’a hélas pas vécu assez longtemps pour voir la parution de la nouvelle méthode). Dans le meilleur des cas, Assimil publie une refonte complète, faite par un•e autre auteur•e, comme pour le Coréen, attendu le mois prochain.
Un fois cela dit, mis à part le bulgare et le norvégien, il serait donc logique que nous disposions bientôt de rééditions, mises à jour ou refontes des volumes consacrés aux langues suivantes (je les cite en m’efforçant d’établir un ordre de préférence, et en espérant ne pas en oublier) : ukrainien, tchèque, danois, basque, malgache, catalan, indonésien, khmer, cantonais, occitan, yiddish, ainsi que les perfectionnements arabe et français pour étrangers.

Il n’y a rien d’original dans ce qui précède, puisqu’il ne s’agit que de compléter la nouvelle ligne graphique, initiée il y a 3 ans.
Pour de futures langues ne figurant pas encore au catalogue (du moins dans la collection Sans peine), j’attends avec le plus d’impatience l’islandais, l’albanais, le lituanien, le wolof, l’afrikaans, le tahitien, le tagalog et le birman.
Enfin, je serais très heureux que quelques langues qui ont inexplicablement disparu du catalogue soient reprises, comme l’arménien, l’alsacien ou l’espéranto.

Merci et bonne fin de week-end,
Michel.

Par Chris K. le 10/09/18 à 9h23

Bonjour,

Je suis d’accord avec Michel, les langues qui ont disparu du catalogue (le tamoul, l’arménien, l’alsacien, et l’espéranto) devraient être rééditées, au moins sous forme de e-méthode.

Il est effectivement logique que dans un premier temps, tous les « sans peine » récemment parus soient réimprimés avec la nouvelle ligne graphique sous forme de superpacks-clé USB.

Sur ma liste de souhaits pour les années à venir (voir mon commentaire du 08/09/2018 sur la page de l’article « Chinois: entretien avec Hélène Arthus et Mei Mercier »),
je rajouterais comme souhaits une refonte complète de la méthode de basque (parue en 1996 et qui n’est qu’une initiation), le gaélique irlandais, le géorgien, le birman, le mongol, et l’amharique.

Reste à savoir si toutes ces langues souhaitées seront rentables sur le plan commercial (?)

Croisons les doigts et espérons (sans se faire trop d’illusions)
🙂 🤞

Par Laurent Martin le 10/09/18 à 14h18

Bonjour Kris K

Quelles langues voudriez vous voir en « méthodes sans peine » entre le Vietnamien, l’Hindi, le Norvégien, le Bulgare, l’arabe , ou encore le persan ? en 2019

Cordialement

Par PIERSON le 10/09/18 à 22h56

Bonjour à Chris, Michel et Laurent,
Il y a bien longtemps que je n’ai pas publié sur ce blog et je profite de la question de Laurent pour indiquer mes souhaits.
J’attends une réédition de l’espéranto et du basque.
quant aux nouvelles méthodes, j’aimerais voir un jour l’islandais, le tibétain, le tagalog, le tahitien, le birman.
Concernant l’islandais, je n’arrive pas à progresser avec le nouvelle méthode niveau A2 et j’avoue être un peu frustré. Cependant j’apprécie la démarche d’Assimil.
Bonne soirée

Jean-Paul

Par Chris K. le 11/09/18 à 2h44

Bonjour Laurent Martin,

J’ai déjà rédigé une liste de souhaits +/- utopiques sur un autre chapitre de ce blog.

Pour être bref, entre 2019 et 2020, j’aimerais voir une refonte complète (ou une mise à jour) du norvégien, du bulgare, et du basque car ces ouvrages sont les plus anciens du catalogue.

Pour le persan, la méthode a déjà été mise à jour récemment.
Quand à l’arabe, la dernière version (2006) est encore valable et largement utilisable; peut-être que dans quelques années une réactualisation sera faite en fonction de l’évolution de la langue.

La parution de la nouvelle édition du vietnamien (initialement prévue pour juin 2018) a été repoussée a une date inderterminée (espérons fin 2018 ou début 2019, ce serait bien !…)
Quand au hindi, tout porte à croire qu’une nouvelle version est en cours d’écriture (j’espère que mon intuition est juste).
Si c’est le cas, soyons patients.

Les éditions ASSIMIL ont bien bossé et ont été productives cette année, donc soyons patients sans être trop exigeants pour la suite; l’écriture d’une méthode « sans peine », ça représente des années de travail…

Par Laurent Martin le 12/09/18 à 18h45

Bonjour à tous et à toutes,

Je voudrais savoir si une méthode d’hindi sans peine est envisageable ?
Cordialement

Par Michel BELLON le 12/09/18 à 19h04

Bonsoir Laurent,

Tu n’as sans doute pas fait attention à certains passages de nos précédents échanges. Cette méthode, bien qu’un peu ancienne maintenant, existe déjà :
[http://fr.assimil.com/methodes/le-hindi-sans-peine]
Nous avons discuté de l’opportunité de sa réédition ou refonte, qui serait à mon avis bien utile.

Par ailleurs, Assimil propose un guide de conversation (dans l’ancienne collection « Langues de poche ») et, plus récemment, un cahier d’initiation à l’écriture devanāgarī.

Bonne fin de journée,
Michel.

Par Halokkin le 13/09/18 à 11h14

Bonjour à tous !

Personnellement, je serais ravi (et un peu surpris aussi, avouons-le!) de voir un jour paraître une méthode d’albanais… Une méthode de lituanien (pourvu qu’elle comporte la notation des accents toniques!!!) serait aussi une belle surprise.

D’autre part, pour des raisons à la fois personnelles et professionnelles, je m’intéresse beaucoup aux langues africaines, largement sous-représentées dans le catalogue Assimil (en comparaison de l’immense diversité linguistique de ce continent). Certes, on trouve une méthode de Swahili (que je trouve, personnellement, d’excellente qualité!) et une de Malgache (sur laquelle je suis beaucoup plus critique, mais qui a le mérite d’exister!). Et certes, une initiation au Wolof A2 est également prévue (mais pour avoir « tenté » l’Islandais A2, je suis assez circonspect sur cette future méthode….). Mais pourquoi pas une méthode sans peine de Wolof, de Peul ou de Bambara…?

Et enfin… Je serais au comble de la joie de trouver un jour un sans peine de Quechua (voire de Nahuatl). Mais je comprends bien qu’il serait étonnant que ces langues « qui n’intéressent personne » se voient un jour gratifiées de leur Sans Peine…

H

    Par Éditions Assimil le 13/09/18 à 17h12

    Le problème est toujours le même : on peut faire le meilleur livre du monde, s’il n’est pas visible et au bons endroits, il ne se vend tout simplement pas. Il y a beaucoup de langues pour lesquels nous aimerions faire des méthodes d’apprentissage, mais leur diffusion serait quasi nulle en librairies, et donc ces titres ne verraient jamais le moindre amortissement. Et comme nous l’avons souvent répété, les ventes en ligne ne sont pas suffisantes.

Par Laurent Martin le 13/09/18 à 14h14

Bonjour à tous et à toutes,

Il ne faut pas qu ‘assimil fasse n’importe quoi, il y a des langues importantes à traiter cette année en « méthode sans peine », surtout le vietnamien et l’hindi puis l’arabe et l’allemand en revanche il y a des langues qui n’auront pas beaucoup d’utilisateurs en France comme le Bulgare, le Norvégien, le Basque ou le persan qui sont mineures ou langues dites  » Bidon » qui peuvent attendre . Il ne faut pas publier n’importe quelle langue chez assimil, car elles sont soit trop rares, soit trop peu vendues…..
Pourquoi pas le Tchétchène, le Zoulou, le Bosniaque, le malais, le Khirgize, je me moque de vous !!!!!

Par Halokkin le 13/09/18 à 16h28

Euh… Je ne comprends pas bien votre position, cher Laurent…
Comment placez-vous le curseur afin de juger qu’une langue est « bidon » ou non, ou pour décréter qu’Assimil ferait « n’importe quoi » en décidant d’éditer les méthodes de certaines langues ? Si vous ne vous basez « que » sur le nombre de locuteurs, je me contenterai d’un seul (contre)exemple : le Persan, que vous semblez catégoriser parmi les langues « bidon », représente tout de même 120 millions de locuteurs. C’est-à-dire bien plus que l’allemand ou l’italien (pour ne citer qu’elles), et qui sont pourtant des langues que tout le monde trouve normal d’apprendre (enfin, du moins en France).
Sans détailler davantage ce point, j’ose de plus affirmer que l’intérêt d’apprendre une langue ne se cantonne pas uniquement au nombre de personnes qui la pratiquent, mais dépend aussi (et surtout !?) de l’histoire et de la culture du / des peuple(s) qui l’utilise(nt). Prenons le japonais, par exemple, qui a fort bonne presse, et qui n’est pratiqué QUE par 128 millions de personnes (comparé à 577 millions pour l’espagnol, ce n’est vraiment pas grand-chose !!). Pour ma part, j’ai appris le lituanien (seulement 3 millions de personnes ??? Mais quelle langue bidon !!!), et je suis passionné par cette langue unique et captivante (et excellente pour la gymnastique cérébrale, vu ses difficultés !).
Donc, oui, je persiste : il serait TRES intéressant de trouver AUSSI un jour des méthodes d’Albanais, de Bambara, de Quechua, etc., et même (si, si !!) de Zoulou, de Tchétchène ou de Kirghize. Si elle ne vous intéresse pas, vous Laurent, elles m’intéressent beaucoup, moi. Et je suis certain ne pas être le seul fou à avoir envie d’apprendre plein de langues complétement bidon.
Cordialement,

Halokkin

Par Michel BELLON le 13/09/18 à 18h32

Bonjour,

Je souscris entièrement au message d’Halokkin, et comme lui j’accepte bien volontiers d’être classé dans les rangs des « fous ».

Laurent, je suis au regret de constater que tes interventions, qui tendent à devenir discourtoises, sont aussi fort peu documentées.
En réclamant des méthodes qui existent déjà (pour le hindi, le vietnamien, l’arabe, dont Chris et moi t’avons déjà indiqué qu’elles existaient, même si certaines sont un peu anciennes, et aussi maintenant une pour l’allemand, si j’ai bien compris ?!), tu démontres que tu n’as qu’une vague idée du catalogue d’Assimil.
Par ailleurs, j’aimerais que tu expliques de façon un peu plus sérieuse les critères selon lesquels le vietnamien serait une langue « importante » (ce que je pense en effet), alors que le bulgare ne serait, comme d’autres, qu’une langue « bidon ». Halokkin a parfaitement raison de te rappeler les arguments culturels et historiques à côté desquels tu passes complètement, car ils sont tout aussi valables que les considérations démographiques et commerciales dans le domaine qui nous intéresse. La catégorisation que tu opères ne dissimule-t-elle pas plutôt la liste de souhaits personnelle de Laurent Martin ? Cette liste est certes tout à fait légitime et digne d’être prise en compte, au même titre que celles des autres intervenants, que tu as sollicités pour qu’ils fassent part de leurs préférences. Mais ce qui n’est pas très acceptable, c’est de vouloir la justifier – ce qui est, somme toute, assez inutile – au moyen d’arguments que, pour le coup, je qualifierais de… bidon !
Enfin et surtout, la position que je perçois au travers de tes messages (mais je me trompe peut-être, et dans ce cas j’espère que tu me démentiras) me paraît très peu compatible avec le métier de « professeur de langues » que, dans ton message posté le 5/9 sous l’article du 1/3/2016 « Chinois : entretien avec Hélène Arthus et Mei Mercier », tu disais exercer. J’ai moi-même enseigné pendant deux ans, avant de faire le plus long de ma carrière dans le tourisme, et depuis que j’ai pris ma retraite il y a quelques mois, je me consacre à nouveau avec grand plaisir à cette belle profession, dans un cadre associatif, et bénévolement. Nous avons probablement tous des langues de prédilection, et je comprends parfaitement ce qu’écrit Halokkin au sujet du lituanien. Comme Chris et d’autres intervenants sur ce bloc-notes, je pourrais citer quelques langues avec lesquelles je ressens une affinité toute particulière. Et je sais par expérience qu’un véritable passionné ne fera jamais preuve du peu d’ouverture d’esprit que tes messages trahissent.

Bonne soirée,
Michel.

Par Michel BELLON le 13/09/18 à 19h24

Bonsoir Francesca,

Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt à ton message, que je viens à peine de voir (toujours cette impossibilité sur ce bloc-notes de remonter plus haut que les 5 derniers commentaires postés !).

Merci pour la correction que tu apportes à ce que j’ai écrit. Mon erreur était en partie volontaire, car j’ai voulu sur le moment échapper à la répétition d’ « éclair » pour lampi et saette. C’est pourquoi j’ai indiqué les « coups de tonnerre », qui sont les pendants naturels des éclairs. D’ailleurs, « foudre », comme « coup de tonnerre », fait plutôt référence, sauf nouvelle erreur de ma part, à ce que l’on entend (i tuoni), plutôt qu’à ce qu’on voit (i lampi, le saette, i fulmini). Cependant, on dit bien que Jupiter « foudroie » ses ennemis, bien qu’on le représente tenant un éclair et que les Romains aient appelé ce dieu « Iuppiter tonans » (« Giove tonante », « Jupiter tonnant »). La traduction que tu proposes est donc justifiée.

Il est amusant de constater que « saetta » vient du latin « sagitta », et que dans le sens de « flèche », que le mot a aussi conservé en italien, il a disparu en français moderne (« saiete », « saiette » et « sagette » appartenant à l’ancien français, ou étant archaïques), ne survivant guère plus que dans « sagittaire ». En revanche, « flèche », tout comme son équivalent transalpin courant, « freccia », est d’origine germanique et rappelle sans doute l’influence que les « barbares » d’outre-Rhin ont exercée sur les peuples latins ! 🙂

Bonne fin de journée,
Michel.

Par Chris K. le 13/09/18 à 19h29

Bonsoir,

@Michel: quelle diplomatie envers les commentaires de Laurent Martin qui deviennent redondants, incohérents, et carrément lourds !! 😮😏😤

@Halokkin: tu émets le souhait de voir un jour un « sans peine » consacré au lituanien. Je partage évidement ce souhait.
Par contre, tu souhaites que les accents toniques soient notés; mais lequels ?
L’accent tonique de la syllabe accentuée ou bien l’accent d’intonation par rapport à l’accent de hauteur du lituanien (à savoir l’accent grave, aigu, et le tilde qui ne sont pratiquement jamais notés dans les textes lituaniens) ? 🇱🇹

Par Halokkin le 14/09/18 à 9h42

Bonjour Chris, bonjour Michel, bonjour à tous,
Chris, en ce qui concerne le lituanien et de ses accents toniques, je parlais… des trois !
Il y a une quinzaine d’années, j’ai fait un séjour d’un an en Lituanie. Avant de partir, je me suis initié à la langue grâce au livre Kalbėkime lietuviškai, de Michel Chicouène et Monsieur Skupas. Ce livre, bien que comportant des dialogues quelque peu désuets, m’a permis d’acquérir de solides bases dans cette langue réputée difficile. Et surtout, le livre a l’immense mérite de noter systématiquement les accents toniques des mots : l’accent court (à), l’accent long descendant (á) et l’accent long montant (ã).
Certes, ces diacritiques ne sont bien sûr jamais employés en Lituanie dans les textes courants, mais sont réservés aux écoliers, aux étudiants et autres apprenants… Ce que nous sommes, nous, assimilistes !
Sans cette béquille, comment par exemple distinguer à l’oral, les phrases : « kelinta valanda ? » (Quelle heure est-il, accentuée kelintà valandà) et « kelintą valandą » ? (à quelle heure, accentuée keliñtą vãlandą ?). Ici, seule la place et la longueur de l’accent tonique permet d’en distinguer le sens (le « a » et le « ą » se prononçant de la même manière, comme tu le sais très certainement Chris).
Pour avoir pratiqué le lituanien in situ, je sais quel point un accent tonique mal placé peut nuire à la compréhension !!!
J’imagine sans peine la difficulté de réaliser toute une méthode en notant systématiquement les accents… Mais à mon sens, cela serait indispensable. Certes, les enregistrements constitueraient une aide incontournable, mais je trouve que l’aspect visuel est également capital : voir les accents écrits sur les mots aide à mémoriser et à intégrer le système très difficile (du moins à mon sens ) de l’accent tonique de cette langue. En cas de méthode, l’économie de ces diacritiques serait vraiment dommageable…
Je possède l’ouvrage Teach Yourself Complete Lithuanian… Qui ne note aucun accent tonique… Quelle déception… Il faut aller vérifier chaque mot dans un bon dictionnaire pour être à peu près sûr de la place et de la nature de son accent tonique (et encore, cela n’est possible qu’au nominatif)…
Si assimil devait un jour se pencher sur la question, les accents pourraient être notés dans les textes des leçons, et ne plus être notés dans les exercices (un peu comme avec l’hébreu et ses voyelles)… Ou se passer progressivement de la notation au fil des leçons, pour les mots et constructions déjà bien connues…
Mais bon… Pour l’heure il n’est prévu aucune méthode de Lituanien sans peine, donc… Pas d’inquiétude à se faire. Qu’il est agréable de parler pour ne rien dire ! :+)
Amicalement,
Halokkin

Par Michel BELLON le 14/09/18 à 11h50

Bonjour Halokkin, Chris et tou•te•s les Assimilistes,

Le phénomène des tons et des accents est complexe dans toutes les langues où il s’observe, car il recouvre souvent plusieurs dimensions de la matière sonore.

Sans faire une analyse phonétique poussée – en laissant par exemple de côté l’effet que l’accent peut avoir sur le timbre des voyelles -, on peut considérer qu’en lituanien l’accent d’intensité est indissociable du ton. C’est d’ailleurs pourquoi, il est justifié de parler d’accent « tonique » pour cette langue, alors que pour d’autres ce terme est souvent utilisé en lieu et place d’accent « d’intensité » qui conviendrait mieux.
Comme le souligne Halokkin, l’accent lituanien est aussi lié à la quantité, puisque seules les syllabes longues peuvent avoir deux intonations, montante (ã) ou descendante (á). Les syllabes courtes ont en principe une modulation descendante (à). Cette structure peut être remise en cause si l’on entre dans la dialectologie de la langue, ce qui ne surprendra probablement personne 🙂 .

Je suis également entièrement d’accord avec Halokkin pour déplorer le fait que de nombreux manuels négligent d’indiquer les différents accents du lituanien, sous le prétexte fallacieux qu’ils ne sont pas notés dans l’orthographe courante de la langue. C’est bien un défaut aussi fondamental que présentent les méthodes de russe, ukrainien, bulgare, croate, serbe ou slovène (j’en passe, me limitant au domaine slave…) non accentuées, ou celles d’arabe ou d’hébreu non vocalisées, notamment celles qui sont destinées aux débutants. Elles ne permettent pas d’acquérir une langue naturelle, ni surtout correcte. Je ne critique jamais de gaîté de cœur les publications d’Assimil, mais je rappellerai ici le mauvais exemple que constitue, de ce point de vue, la méthode de croate…

Je ne suis en revanche pas du même avis que Halokkin en ce qui concerne la difficulté qu’il y aurait à accentuer une méthode de lituanien. C’était peut-être vrai il y a encore 30 ans, mais aujourd’hui l’informatique permet de taper et imprimer sans le moindre problème tout ce qui peut exister comme système d’écriture et n’importe quel signe diacritique. Qui plus est, les accents aigus ou graves et les tildes ne sont pas parmi les plus rares !

Comme je suis finalement au fond de moi-même un optimiste, je continuerai à croire qu’un jour ou l’autre nous pourrons ouvrir un Lituanien – lietuvių kalba, Collection Sans Peine, ou au moins, pour commencer, un Apprendre le lituanien – labas, et surtout que, attentifs à nos avertissements, l’auteur et l’éditeur prendront bien soin à ce que tout ce qui sera en lituanien dans cette méthode soit intégralement accentué (et peut-être aussi que la prononciation soit notée en API ! 😀 ).

Bonne journée,
Michel.

Par Chris K. le 14/09/18 à 15h24

Bonjour Halokkin, Michel, et tous les autres,

A propos du lituanien, mon apprentissage de cette langue repose sur 3 méthodes:

1 – « Teach Yourself Complete Lithuanian »

2 – « Colloquial Lithuanian » (dernière version mise à jour et parue en 2015 aux éditions Routledge).
Cet ouvrage explique au début l’existance de ces accents d’intonation tout en précisant que ces derniers ne sont indispensables que si on veut avoir une approche linguistique du lituanien, et que ces accents ne sont en principe jamais notés sauf si l’accentuation peut changer le sens d’un mot.

3 – « Beginner’s Lithuanian » (éditions Hippocrene books – 1998)
Dans cet ouvrage qui n’a malheureusement pas de support audio, chaque texte lituanien est écrit avec tous les diacritiques d’intonation (accent grave, aigu, et tilde).

Les manuels de langues édités par Hippocrene books sont de qualité très inégale; en revanche « Beginner’s Lithuanian » est dans l’ensemble assez bien conçu, mais contrairement à son titre, il s’adresse surtout à des personnes qui ont déjà de bonnes notions de lituanien.

Bonne fin de journée.

Par Michel BELLON le 14/09/18 à 17h46

Bonsoir Chris,

Tu connais mon opinion pas toujours très flatteuse au sujet d’Hippocrene, et cette fois encore, je ne recommanderais « leur » manuel de lituanien qu’avec une certaine circonspection.
Outre le fait qu’il n’est pas accompagné d’enregistrements, il s’agit d’une des innombrables récupérations auxquelles l’éditeur s’est livré. C’est pourquoi j’ai écrit le possessif entre guillemets. Hippocrene s’est contenté de changer la couverture et le titre d’un livre beaucoup plus ancien, « Introduction to Modern Lithuanian », publié en 1966 par les éditions des pères franciscains de New York. Vieille de plus de 50 ans, reposant sur un état de langue qui était celui des années d’avant la Seconde Guerre mondiale, rédigée par et principalement pour la communauté lituanienne exilée après l’invasion et l’annexion du pays par l’U.R.S.S., cette méthode ne reflète qu’imparfaitement la langue vivante. Je lui reconnais toutefois une excellente présentation des faits grammaticaux, et, comme tu le rappelles justement, le fait que le lituanien est intégralement accentué, à l’exception des extraits littéraires placés en fin de volume, avant les lexiques.
Donc, ce manuel est sans doute à placer sur le même plan que celui de Stefán Einarsson « Icelandic. Grammar, Texts, Glossary » mentionné quand nous discutions de l’islandais, cette autre langue monumentale de la famille indo-européenne : c’est un livre d’un grand intérêt comme ouvrage de référence, notamment pour ceux qui ont déjà des notions en lituanien, mais pas très utile pour qui veut s’initier à la langue d’aujourd’hui et la pratiquer.

Bonne soirée,
Michel.

Par Francesca le 14/09/18 à 20h25

Bonjour Michel,

merci et chapeau bas pour ces nouvelles suggestions tout à fait intéressantes à propos du lexique de la flèche dans nos langues maternelles respectives 🙂

Bonne soirée, amicalement
Francesca

Par Chris K. le 14/09/18 à 21h11

@Michel,

Oui, je sais qu’Hippocrene ne font que reprendre des anciens manuels.
Je me suis effectivement procuré sur Amazon l’édition originale de « Introduction to Modern Lithuanian » (couverture en toile verte – Tirage de 1972) pour m’apercevoir par la suite que le contenu était identique au « Beginner’s Lithuanian » édité par Hippocrene !

Néanmoins, ce livre est une assez bonne approche linguistique du lituanien.

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