Tous les mots du manga

Publié le 16/02/2015 par Éditions Assimil
4 commentaires

japonais du manga OK
Le japonais du manga, une coédition Assimil-Kana

Publié en collaboration avec les éditions Kana, Le Japonais du manga (parution le 12 mars) est un ouvrage unique en son genre, le tout premier consacré au vocabulaire japonais spécifique à l’univers du manga. Indispensable pour les japonisants fans de BD japonaise et de culture pop en général.

C’est bien connu, les amateurs de manga sont souvent des passionnés de langue et de culture japonaises. Les manga servent souvent à l’apprentissage ou à la pratique de la langue japonaise, à tel point que les éditions Glénat, entre autres, ont même publié des méthodes pour apprendre le japonais par le manga. Le Japonais du manga n’est pas une méthode d’apprentissage du japonais, mais le tout premier ouvrage consacré au vocabulaire japonais spécifique à l’univers du manga, ce jargon si particulier qui forme une langue à part. Il s’adresse ainsi à tous les otaku, les amateurs de manga, ceux qui apprennent le japonais, mais aussi à tous les professionnels de l’édition du manga en langue française (le manga pèse entre 39 et 45% du marché de la bande dessinée en langue française depuis 2006).
Le Japonais du manga est un livre hybride, à mi-chemin entre le livre de langue (toute la terminologie est proposée en écriture japonaise et dans la translittération), et le livre de référence sur l’univers du manga, révélant de nombreux faits méconnus de l’édition japonaise, ou l’intimité des mangaka. On peut aussi le lire comme un livre de sociologie et une sorte de radiographie de la société japonaise à travers le prisme de la création des bandes dessinées. Les auteurs de l’ouvrage, deux jeunes femmes, sont d’authentiques spécialistes du manga. Qu’on en juge : Misato Kakizaki-Raillard est franco-japonaise et traductrice-interprète, diplômée de l’Inalco. Elle a traduit d’importantes séries de manga comme Détective Conan, La Rose de Versailles, Doraemon et a contribué à l’important dictionnaire de référence consacré à la bande dessinée japonaise, le Dicomanga (Fleurus, 2008). En anime, elle a aussi sous-titré la série Master Keaton et le film Kiki la petite sorcière de Miyazaki (Studio Ghibli). Et a également traduit des clips d’Orelsan en japonais.
Shima Kadokura est japonaise et vit à Tokyo. Elle est à la fois journaliste spécialisée dans le manga et éditrice. Enfin, Catherine Garnier, la grande spécialiste du japonais aux éditions Assimil  et une dévoreuse de manga (lire ce qu’elle en dit dans l’entretien qu’elle nous a accordé récemment ici), a apporté une contribution plus linguistique en signant tous les encadrés consacrés à la langue japonaise. Pour l’occasion, elle a été rebaptisé très justement Catherine sensei dans l’ouvrage…

Junko Kawakami dessine la couverture

Pour réaliser la couverture originale, il nous fallait une véritable mangaka. Nous avons demandé à Junko Kawakami, auteur de la série It’s Your World (Kana) de nous créer le dessin de couverture, un dessin qui soit tout à fait canonique de l’univers du manga.
Les auteurs ont conçu leur ouvrage en suivant le cycle de vie d’un manga, depuis la naissance de l’idée ou du dessin sur une simple feuille de papier jusqu’à la commercialisation de l’ouvrage en librairie, en passant par la présentation du projet par le mangaka, par le travail de l’éditeur qui harcèle son auteur afin qu’il tienne les délais de remise des planches… sans oublier le vocabulaire des outils du mangaka, plumes, feutres, trames, sièges spéciaux, porte-dessins, etc. A chaque étape de la réalisation, un jargon particulier, un lexique spécifique, étonnant, inédit se déploie sous vos yeux ébahis…
Et comme le disent les auteurs dans l’introduction à l’ouvrage, le japonais du manga est tout sauf une langue morte : « Nous avons pris le parti de proposer une liste de mots ou d’expressions utilisés dans le milieu, entrés dans les moeurs, et d’expliquer leur sens de manière simple et succincte. De l’auteur de manga, mangaka 漫画家, à l’éditeur, henshûsha 編集者, du milieu professionnel à l’univers du fan, ou encore, des planches genkôyôshi 原稿用紙, aux impressifs gitaigo 擬態語, vous aurez un bon aperçu des termes incontournables. Cette liste est loin d’être exhaustive car cet univers évolue constamment ; de nouvelles expressions naissent chaque jour avec de nouveaux usages. »
Les étapes du dessin de manga - Ed. Assimil

Extrait du japonais du manga ed. Assimil Kana

Les éditions Kana, une référence historique

Les éditions Assimil ont proposé aux éditions Kana de s’associer pour réaliser le meilleur ouvrage possible sur un segment éditorial où l’expertise de Kana est très importante. Kana est en effet l’un des éditeurs historiques de manga en France, avec Casterman et le pionnier en la matière, Glénat. Kana compte à son catalogue des auteurs historiques comme Osamu Tezuka, Jiro Taniguchi ou Katsuhiro Otomo (lauréat du dernier festival d’Angoulême) et de nombreuses séries importantes, comme Naruto, Détective Conan ou Death Note… Pendant les dix premières années du XXIe siècle, que l’on peut considérer aujourd’hui comme l’âge d’or du manga dans les pays francophones (certaines années, la production de manga était si foisonnante que  le japonais était la deuxième langue la plus traduite en France !), on peut vraiment dire qu’il y avait les éditions Kana et les autres. La série Naruto à elle seule emportait tout le marché vers des sommets. Chiffre à peine croyable, il se vendait, dans l’espace francophone et en 2007, un exemplaire de cette série toutes les 12 secondes ! Les séries phénomènes restent à des niveaux de vente incroyables, mais le segment s’est un peu tassé ces dernières années. Même si le marché français demeure le deuxième marché du monde pour le manga en dehors de son marché d’origine.
Il est ainsi évident que le manga a apporté une contribution majeure à la diffusion de la culture populaire japonaise en Europe.

Shima Kadokura & Misato Raillard, Le Japonais du manga, avec l’aimable collaboration de Catherine Garnier. Assimil/Kana, 208 pages, 12 euros. Parution le 12 mars
Les auteurs seront présentes, ainsi que la mangaka Junko Kawakami, au salon du Livre 2015, pour une rencontre-atelier exclusive « Manga mode d’emploi » le vendredi 20 mars à 11h30, Art Square.

Commentaires

Par Antoine García le 26/02/15 à 19h02

Je serai heureux avec ce livre. Je adore manga et la culture japonaise, et je espère que ce livre va bientôt venir les librairies espagnoles. Bon travail!

Par Antoine García le 26/02/15 à 19h08

Ce livre va être grande. Je adore la culture et manga japonais en particulier. Par conséquent, je espère que bientôt vendu en Espagne.

Merci pour votre travail!

Par Nicole le 25/03/15 à 20h56

Pour éviter toute confusion merci de mettre l’intégralité du résumé sur Amazon, ça évitera à d’autres personnes de se faire avoir comme moi.

Extrait de ma critique concernant l’ouvrage en lui-même :

« […] Quelques termes par ci par là pourront avoir un certain intérêt mais avec 350 mots on aura vite fait le tour (et c’est peu poussé: zettai ryouiki? Jamais entendu parler malgré un bel exemple sur la couverture. Si par exemple on lit seitokai yakuindomo on se demandera ce qu’est l’ahegao et ce n’est pas ici qu’on trouvera la réponse…). Dommage, il aurait été vraiment intéressant d’avoir un vrai lexique à destination des lecteurs de manga ainsi que les spécificités du genre mais j’imagine que ça aurait demandé trop de travail.

Les articles ne sont pas très exhaustifs, dans les magazines de prépublication on retrouve le sempiternel shonen jump qui est cité depuis trente ans, on pourrait croire qu’il n’y en a qu’un au lieu du foisonnement de magazines (ce n’est pas une crtitique de jump, je reçois SQ tous les mois 🙂 ) comme Comic Alive, Shonen Ace et les dizaines d’autres titres disponibles… D’autres sont carrément faux comme celui sur le yonkoma « facile à comprendre par tout le monde », mon expérience de lecteur/déchiffreur m’a prouvé tout le contraire, je me disais en effet, seulement 4 cases et c’est fini, ça doit être plus facile que de traduire un chapitre en entier. Pas de bol, pour arriver à faire quelque chose de drôle et d’un peu riche, il faut souvent beaucoup d’ambiguïté, de double sens et laisser le lecteur compléter lui même ce que l’auteur n’a pas la place d’écrire. Donc hors-sujet sur ce point au moins. Quelques choix malheureux dans les définitions: les light novels écrits dans un style « relativement simple », on aurait préféré « accessible » (si ça ne suffisait pas pour déprécier le genre on nous dit que ce qui compte c’est le dessin sur la couverture), seifuku traduit par « uniforme d’écolier », on aurait plutôt vu uniforme scolaire, histoire d’aller au-delà du primaire…

Bref peu (pas) intéressant pour le lecteur, peut présenter un intérêt pour ceux qui voudraient en faire leur métier, faire des analyses d’œuvres… ce qui semble tout de même peu probable ou assez rare pour rester anecdotique.

Bon point la couverture et le format, c’est déjà ça de pris reste à ajouter un contenu intéressant… »

    Par Éditions Assimil le 26/03/15 à 11h16

    Bonjour,
    c’est votre droit le plus strict que de ne pas apprécier ce livre auquel nous avons apporté un grand soin.
    En revanche je ne comprends pas votre première phrase concernant Amazon et le résumé du livre.

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