Chinois : entretien
avec Hélène Arthus et Mei Mercier

Publié le 01/03/2016 par Éditions Assimil
60 commentaires

Chinois collection sans peine Assimil

Mei Mercier et Hélène Arthus reviennent dans cet entretien sur la création de la nouvelle méthode de mandarin, la grande nouveauté de ce mois de mars.

Assimil : Quels ont été vos choix et vos priorités pour réaliser la nouvelle méthode de mandarin ?
Hélène et Mei : Les thèmes des dialogues répondent au cahier des charges de la collection « sans peine », qui vise avant tout l’accès à la conversation courante. Nous avons tout autant veillé à la couleur locale des dialogues qu’à leur utilité interculturelle. Chaque fait de langue est explicité et exemplifié au plus simple. Nous pensons que la progression grammaticale et lexicale – très calculée – et la variété des petites notes culturelles embarqueront en douceur nos apprenants vers de nouveaux horizons.

A : Comment vous êtes-vous partagé le travail ?
M. : Je me suis surtout chargée de la conception et de la rédaction des 100 dialogues en chinois.
H. : Et moi, j’ai fait tout le reste ! Bien sûr, Mei a constamment relu et amélioré.
M. & H. : Un vrai travail d’équipe, un solide tandem, ou plutôt un quadrige avec notre éditrice Elodie Pichon et notre correctrice Shui Min. On a bien travaillé, on est trop contentes !
Le Chinois Assimil leçon 1

A : Est-ce que les difficultés liées aux sinogrammes et à l’écriture chinoise ont dicté des choix particuliers dans le lexique ?
M. : Non, pas vraiment, puisqu’on vise la compréhension et l’expression orales. En fait, l’écriture des caractères chinois est initiée dans un volume à part en cours de rédaction et dont la sortie est prévue l’année prochaine. Ce volume d’écrit propose une étude active, concrète, crayon en main, via un questionnement simple et des solutions à vérifier. La progression pas à pas va du simple au complexe, des caractères les plus fréquents jusqu’au lexique de la communication écrite au quotidien, avec des petits plus culturels qui relancent l’effort.
H. : Pas mal de gens se mettent au chinois en refusant l’écriture, qui leur fait peur. Bon, disons qu’ils apprennent cette langue… à l’américaine. Plus tard, ils s’aperçoivent combien l’écriture les aiderait à pénétrer davantage, à mémoriser intelligemment, à découvrir une culture forte, à voyager dans le temps, l’espace, la cognition et l’imaginaire. Donc, premier principe posé : les débutants peuvent à leur guise se focaliser sur l’oral. Ils parviennent tout à fait à progresser. Bientôt ils vont reconnaître quelques signes fréquents. Une fois parvenus à un petit niveau d’oral, ils auront plaisir à écrire en caractères chinois sur leur téléphone, tablette et autre… grâce à la saisie en transcription pinyin qui se charge de convertir en caractères. La vraie magie est que, dans la foulée, le décalage oral-écrit finit par s’estomper, même quand l’écrit court loin derrière l’oral. C’est juste une affaire de lièvre et de tortue : chacun son rythme. Ceci dit, nous connaissons aussi des fous du stylo ou du pinceau qui, dès la première leçon, tombent dans la marmite, ou plutôt l’encrier chinois.

A : Est-ce que le fait de travailler à une méthode de langue vous a appris quelque chose sur la manière dont le chinois doit être enseigné ?
H. : En enseignant le chinois depuis ma jeunesse, j’ai appris à l’apprendre aux autres. Aux jeunes, aux moins jeunes, aux retraités, aux élèves “à distance”. Quant l’interlocuteur est loin ou virtuel, eh bien, le professeur a besoin de l’imaginer. De fait, nous prévoyons quatre ou cinq profils de capacité linguistique. J’ai longtemps conçu et rédigé des méthodes de chinois pour le CNED du Futuroscope de Poitiers. Par la suite, je corrigeais les travaux écrits et oraux des inscrits. Là, j’ai vite compris que la moindre imprécision génère l’erreur. Chacun apprend de ses errements !
M.: On apprend toujours en concevant une méthode, d’autant plus si on s’adresse à des apprenants autodidactes. Il faut systématiquement se mettre à leur place. D’ailleurs, je propose – si ce n’est déjà fait – l’ouverture d’un blog pour assimilistes de chinois, un genre de club qui faciliterait leurs échanges, éventuellement avec des interlocuteurs natifs, car l’apprentissage d’une langue n’est jamais une affaire solitaire.

A : Quel niveau peut-on espérer atteindre en allant au bout de la méthode compte tenu des spécificités de la langue chinoise ?
M. et H. : À l’oral niveau B2 selon le cadre européen. On peut alors communiquer avec un degré de spontanéité et d’intelligibilité qui permette une interaction normale avec un locuteur natif. On peut participer à une conversation en situation familière, présenter quelque opinion, voire la défendre ou garder son quant-à-soi.

A : Quelles sont les évolutions majeures de la langue chinoise sur les 15 ans qui viennent de s’écouler ?
M. : La langue orale a forcément beaucoup évolué avec l’ouverture au monde et le long boom économique du pays. Les néologismes sautent d’Internet dans les yeux, les cerveaux, les bouches. Au passage, des anglicismes se faufilent dans les structures de phrase. S’installeront-ils ? En tout cas, l’écriture des sinogrammes reste plus ou moins stable, si ce n’est quelques apocryphes inventés par des Netizens. Ceux-là restent inconnus au bataillon des dictionnaires académiques.
H. : Le chinois évolue plus vite que le français car il est facile de créer un néologisme en combinant deux ou trois de cette multitude de “briques” sémantiques en circulation depuis des millénaires. Les caractères sont recombinables à l’infini. Tel est le paradoxe : une écriture très ancienne qui génère des mots actuels logiquement formés. Prenons un exemple en quatre syllabes-quatre caractères : robotique 机器人学{[(engin+ustensile)+personne]+étude}, soit littéralement “étude des hommes-machines”. Parions que le mot sera encore déchiffrable dans quelques siècles, même si sa prononciation a un peu changé.

A : Quel impact Internet et les smartphones ont-ils eu sur l’évolution du mandarin ?
M. : Internet et les smartphones ont un impact énorme sur la façon de communiquer et le contenu langagier des réseaux sociaux. Selon le buzz du jour, les mots nouveaux se diffusent à toute vitesse via Internet ou Wechat. Ils finissent par s’incruster dans la langue courante du monde réel, ce qui ne va pas sans une certaine vulgarité et violence des propos.

A : Le chinois va devenir immanquablement la langue n°1 sur Internet dans les années qui viennent, et ce malgré la censure. Mais est-ce que vous pensez que le chinois puisse devenir la langue véhiculaire mondiale et supplanter l’anglais ?
M. : Je ne crois pas, et ne souhaite d’ailleurs à aucune langue de devenir hégémonique. Ceci dit, malgré un engouement soutenu pour le chinois, les Européens n’ont pas encore fait suffisamment d’efforts ni pour apprendre cette langue, souvent jugée exotique ou difficile, ni pour comprendre cette civilisation. Le nombre relativement limité des œuvres chinoises traduites en français en est une des preuves.
H. : Je ne crois pas que le chinois puisse supplanter la suprématie de l’anglo-américain, au XXIe siècle du moins. Voyons déjà ce que va devenir le Yuan. Mais il me plaît de penser qu’une écriture véhiculaire commune pouvant s’oraliser dans différentes langues serait géniale pour l’Europe : ♥ J’aime, I like, Ich liebe, lubię, me gusta, etc. Rêvons !

A : Vous êtes également traductrices de fiction du mandarin vers le français. Quels sont les jeunes auteurs chinois à suivre aujourd’hui ?
M. : Dans la bibliographie proposée en fin de méthode, vous trouverez une liste de romans à lire absolument, que leurs auteurs soient encore en vie ou non.
H. : En tout cas, Mei écrit de chouettes poèmes ! Moi, je traduis de jeunes auteurs comme Han Han et Xu Zechen. Pourquoi eux ? Parce qu’ils vivent et narrent une urbanité populaire, débrouillarde, inventive, amoureuse et désobéissante. Loin de la politique. Encore plus loin des stéréotypes de presse. Une Chine accessible au cœur.

A : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite commencer à apprendre le chinois ?
M. & H. : Le chinois n’a rien de sorcier. progresser à l’oral est assez facile. Toutefois, il faut essayer de maîtriser les tons dès le départ en écoutant et répétant le flux de la phrase. Nous vous encourageons aussi à vous initier à l’écriture chinoise. En apprenant ne serait-ce que 100 caractères de base, vous naviguerez “sans peine” vers un autre pôle de civilisation humaine.

A : Pour finir, quelle est votre expression idiomatique favorite en chinois ?
M. : 有(yǒu)志(zhì)者(zhě),事(shì)竟(jìng)成(chéng) Vouloir, c’est pouvoir.
H. : Laozi dit : 千(qiān)里(lǐ )之(zhī)行(xíng)始(shǐ)于(yú)足(zú )下(xià) Un voyage de mille lieues commence par un premier pas.

Le chinois, disponible en pack mp3, en pack CD ou en volume seul.

 

Commentaires

Par Bruno Aeschbacher le 02/03/16 à 13h55

Trop bien, me réjouis de le commander et de me remettre au mandarin.

Par Hanyu laoshi le 02/03/16 à 15h26

Les illustrations dans la methode sont bien faites. La Chine a beaucoup evolue ainsi que les Chinois. 4 natifs ont prete leur voix pour les enregistrements, indispensables pour les debutants.
漫画很棒

Par Chris Keller-Kostakiotis le 03/03/16 à 19h35

J’ai hâte de voir l’évolution de la méthode et de la langue chinoise par rapport à l’ancienne méthode de P. Kantor de 1981 remise à jour en 2008.

Concernant le nouveau manuel d’écriture chinoise qui doit paraître, j’espère que les caractères traditionnels seront abordés au même titre que les caractères simplifiés,
ce qui serait une aide précieuse à la fois pour la nouvelle méthode de chinois mandarin et pour celle de chinois cantonais (parue en 2014).

Par Javi le 09/03/16 à 18h56

Je hâte a une nouvelle version de Thaï.

Par Serbero le 02/04/16 à 19h11

J’ai eu l’occasion de jeter un œil à cette nouvelle méthode, et je dois dire que je suis assez tenté! Elle aborde bel et bien le vocabulaire contemporain, je pense notamment à celui d’internet et des nouvelles technologies, ce qui est un plus par rapport à l’ancienne version.

Mais vu que j’ai déjà le version précédente, j’hésite à prendre aussi celle-ci en complément. SI quelqu’un a un avis ou a eu l’occasion de comparer les deux à l’usage, je suis preneur!

Par Halokkin le 02/04/16 à 23h14

Je viens d’acquérir la V2, et je trouve que c’est un très bon complément de la V1!
太好了!

Par Michel BELLON le 03/04/16 à 19h23

Bonjour Serbero,

Sur le principe, et cela est donc valable pour toutes les langues, je suis d’avis de toujours se procurer les nouvelles versions des méthodes, surtout lorsqu’il ne s’agit pas d’une simple mise à jour, ce qui est le cas du Chinois tout récemment paru.

En effet, comme tu l’as remarqué, par rapport à une précédente édition parfois assez ancienne (35 ans pour le Chinois sans peine !), le vocabulaire correspond forcément mieux à la réalité présente. Aujourd’hui, les technologies et modes de vie évoluent très rapidement, et cela se reflète inévitablement dans les langues, plus rapidement que par le passé, indiscutablement. De plus, de nouveaux mots, tournures ou expressions peuvent apparaître au gré d’événements divers ou parfois de « modes ». Les nouvelles méthodes sont le miroir de ces changements, et c’est certainement là leur avantage premier sur celles qui les ont précédées.
Et puis, le fait d’avoir affaire à de nouveaux auteurs entraîne souvent une approche différente de la langue. Même si la grammaire varie bien moins vite que le vocabulaire et que la progression dans son apprentissage reste en gros la même, allant « du plus simple au plus compliqué », il n’empêche que chaque auteur présente les choses à sa façon et peut utiliser des procédés pédagogiques inédits, susceptibles d’apporter aux apprenant-e-s un éclairage intéressant sur des faits qui n’étaient pas forcément très compréhensibles pour eux ou elles jusqu’alors.

C’est pourquoi je souhaiterais (comme Chris, par exemple, pour citer un autre participant fréquent à ce bloc-notes), que des efforts soient faits pour que toutes les méthodes subissent un « toilettage » régulier, au minimum tous les 7 ou 8 ans. C’est la règle chez les éditeurs britanniques des méthodes « Colloquial » et « Teach Yourself » (avec des refontes complètes, en général), et fort heureusement, il semblerait qu’Assimil se soit aussi engagé sur cette voie, puisque depuis le début de cette décennie la plupart des titres qui ont été réédités, à l’occasion notamment des changements de maquette, n’ont pas été seulement remis en forme et réimprimés, mais ont été modifiés, complétés, voire corrigés. Citons par exemple l’ajout d’un dialogue récapitulatif du vocabulaire et de la grammaire de la semaine écoulée à la fin de chacune des leçons de révision.

Pour en revenir au sujet principal, travailler la nouvelle version d’une méthode ne signifie pas qu’on va renier la précédente. Au contraire, il faut à mon avis profiter de la version la plus récente pour renforcer ses connaissances avec la ou les version(s) plus ancienne(s).
Ma recette personnelle est la suivante : dans un premier temps, par exemple les 3 ou 4 premières semaines, j’étudie d’abord les leçons 1 à 6 (8 à 13, etc.) de la nouvelle méthode, puis lorsque j’aborde les leçons de révision, je les complète par la relecture des leçons 1 à 7 (8 à 14, etc.) de la ou des version(s) antérieure(s), en une sorte de « deuxième vague », ou plutôt « deuxième vaguelette » ! 😀 Je précise que, même si cette relecture est attentive et détaillée, je ne cherche toutefois pas à « réétudier » la ou les méthode(s) précédente(s), réservant l’effort principal de mémorisation et d’ASSIMILATION à la méthode nouvelle. Ensuite, quand le contenu de chaque leçon s’étoffe, généralement à partir de la 4ème, 5ème ou 6ème semaine, voire plus tard, selon le degré de connaissance que j’ai de la langue et le temps dont je dispose, j’alterne plus régulièrement étude de la nouvelle méthode et relecture de la ou des ancienne(s).
Bien entendu, nous avons tous une façon d’étudier qui nous convient plus particulièrement, et ce qui est efficace pour moi ne le sera pas forcément pour tel-le ou tel-le autre apprenant-e. Toutefois, l’avantage que je ressens le plus dans ma « technique », c’est l’apport simultané de plusieurs sources d’information, parfois assez différentes, sur le système de la langue étudiée, ainsi que d’un vocabulaire plus diversifié. Du coup, ces versions précédentes, bien qu’elles soient plus ou moins du même niveau que la dernière, me servent un peu de « Perfectionnement ». D’autant plus que, souvent, comme nous avons été plusieurs à le faire remarquer, en différentes occasions, les méthodes anciennes ont parfois un traitement de la grammaire plus « solide » que celles des dernières années.

J’ajouterai pour conclure que, pour tout ce qui concerne la culture véhiculée par la langue que l’on étudie, abordée explicitement dans les « notes de civilisation » de certaines leçons, ou plus indirectement dans le contenu même de ces leçons, la relecture de méthodes anciennes joue un rôle essentiel lorsqu’on veut se placer dans une perspective moins immédiate et appréhender une certaine dimension historique.

En définitive, chez ASSIMIL, tout est bon, et surtout rien n’est à jeter ! 😉

Bonne fin de journée,
Michel.

Par Serbero le 03/04/16 à 19h32

Wouhau! Merci pour cet … énorme commentaire! Je n’aurais pas grand chose à rajouter à part ça!

Par Diandra le 03/05/16 à 19h55

This ineutdrcos a pleasingly rational point of view.

Par Serbero le 14/05/16 à 22h00

J’ai eu l’occasion de tester cette nouvelle version, et je dois dire que j’apprécie particulièrement le vocabulaire actuel et les notes culturelles. De manière générale, la nouvelle méthode constitue une meilleure ouverture à la Chine contemporaine que l’ancienne. Ce genre de refonte n’est donc pas inutile!

Si je puis me permettre une question à Assimil, est-ce que la méthode de japonais et le perfectionnement russe auront droit à une réédition (ou un nouvelle version) prochainement? J’ai déjà posé la question me semble-t-il, mais sans succès…

Par Chris K. le 15/05/16 à 19h07

Je me permets de répondre à la place d’ASSIMIL, mais une réédition/remise à jour du japonais (refondue en un seul tome) est déjà parue en 2014 (la première version en deux tomes datait de 1985) et le perfectionnement russe est également paru début 2014.

C’est peut être encore un peu tôt pour des rééditions !

En revanche, pour le chinois mandarin, la première version en deux tomes est parue en 1981, elle a été remise à jour en un seul tome en 2008, puis elle a été entièrement refaite par d’autres auteurs en 2016. Ce qui est justifié, vu l’évolution de la Chine et des technologies; l’intervalle 1981 – 2008 – 2016 entre chaque édition est raisonnable.

Compte tenu de l’évolution des langues, les méthodes « sans peine » devraient être remises à jour ou refaites tous les 10 ou 15 ans.

Par Serbero le 15/05/16 à 20h38

Merci du commentaire!
Pour ce qui est de la date de sortie de la refonte du japonais et du perfectionnement russe, j’étais au courant, mais je me disais qu’Assimil devait profiter des fins de tirage pour sortir les nouvelles éditions (par « nouvelle édition » j’entends aussi bien les nouvelles méthodes, les refontes partielles que les simple remises en page comme le néerlandais récemment).
Du coup, vu que ce sont les langues relativement demandées, pas autant que l’anglais, l’espagnol ou l’allemand certes, peut-être que les dernières impressions seront épuisées d’ici peu …

Par Chris K. le 16/05/16 à 20h50

Pour l’instant, ASSIMIL est dans une phase de relooking (couvertures et mise en page) et semble se concentrer essentiellement sur les cahiers d’exercices et d’écriture (qui sont vraiment très bien).

Pour la collection « sans peine », hormis l’anglais U.K. et le chinois, les nouvelles éditions pour 2016 sont pour l’instant inéxistantes.
Et comme rien n’est annoncé à l’avance, on ne sait pas…

Idem pour les guides de conversation; je n’ai vu aucun nouveau titre paraître depuis le catalogue 2015.

Wait and see.

Par Serbero le 16/05/16 à 20h55

Tout à fait! En espérant qu’Assimil remarque ces commentaires …

Par Chris K. le 17/05/16 à 16h48

Je ne sais pas si les responsables ASSIMIL lisent tous les commentaires de ce blog, mais en tous cas ils ne s’expriment que très rarement dans les échanges de commentaires sur ce blog !…

Par Michel BELLON le 18/05/16 à 9h10

Bonjour,

Il me semble que les responsables d’Assimil répondent assez régulièrement, du moins quand les commentaires postés ici appellent une réaction particulière, ou posent une question précise.
Pour le reste, j’imagine SANS PEINE 😉 qu’ils ont autre chose à faire que systématiquement ajouter quelque chose à nos messages, d’autant plus que ce bloc-notes fonctionne parfois comme une sorte de « défouloir » pour les glottophiles enragés que nous sommes. 😀

Mais j’ai justement une question : où est passé l’article consacré à la langue des signes, qui était paru le 9 mai et n’est plus visible depuis hier ? A-t-il été retiré provisoirement pour être bientôt remplacé par une version plus complète ?

Bonne journée,
Michel.

Par Chris K. le 18/05/16 à 16h16

Bonjour Michel,

Le terme « défouloir » pour parler de ce blog est peut être un peu excessif…
C’est vrai qu’hormis publier des articles, ASSIMIL est quand même assez discret sur ce forum de discussions.

Je ferais également la remarque que pour l’instant, aucun nouveau guide de conversation n’est paru depuis le catalogue 2015, même si les nouveaux guides ASSIMIL vendus moins cher sont nettement moins bien faits que ceux de l’ancienne collection très regrettée  » Langues de poche – Evasion ».

Par Michel BELLON le 18/05/16 à 17h11

Salut Chris,

Oui, j’ai mis « défouloir » entre guillemets, pour ne pas risquer de vexer, car j’utilisais le terme volontairement de façon un peu exagérée, surtout pour dire que, souvent, nous exprimons nos souhaits et nos espoirs de voir telle ou telle langue programmée, telle ou telle méthode modifiée ou améliorée. Ce n’est pas du tout péjoratif dans mon esprit, cela dit.

Pour les guides de conversation, je fais la même constatation que toi : il y a eu un démarrage de la nouvelle série en 2013, et on pouvait penser que chaque année en avril nous aurions de nouveaux titres (même si, comme toi, je trouve que les anciennes adaptations de guides de Kauderwelsch étaient dans l’ensemble meilleures). Mais cela n’a duré que trois ans, et cette année nous n’avons rien eu de nouveau, sauf la publication des petits coffrets avec CD, qui reprennent les téléchargements que l’on pouvait précédemment faire. C’est donc un peu frustrant, et la collection des guides de conversations est un peu réduite.
Mais il est vrai que pour les langues qui ne sont pour l’instant pas reprises, les anciens titres de la collection Évasion restent disponibles !

Bonne fin de journée,
Michel.

Par Chris K. le 18/05/16 à 19h17

Il y a peut être une lueur d’espoir qu’ASSIMIL revienne aux adaptations françaises de Kauderwelsch – Wort für Wort comme avant, tout en alignant les prix à la concurrence, car c’était vraiment des guides de conversation d’excellente qualité (même mieux que la version originale allemande). On peut toujours rêver…

Du coup, là je me « défoule » ! 🙂

Je suis aussi surpris que les « sans peine » de langues « phares » comme l’arabe, le turc, le japonais, l’hébreu, etc… n’aient pas encore eu droit au relooking de leur couverture.

Par Laurent Martin le 20/05/16 à 19h16

je suis assez surpris que des langues phares comme l’arabe….n’aient pas eu une refonte voire une nouvelle couverture

Par Chris K. le 20/05/16 à 21h57

Euh… C’est un peu ce que j’ai écrit juste au dessus !… 😀

#Redondance

La dernière version de l’arabe niveau débutants date de 2006.
Maintenant c’est aux auteurs et aux éditions ASSIMIL de juger si une refonte complète ou une remise à jour est nécessaire.

Par Laurent M le 23/05/16 à 17h05

Je crains que l’arabe sans peine ne soit pas pour cette année mais pour dans deux ans ou trois peut-être, ils mettent beaucoup de temps pour republier les méthodes ou des nouvelles éditions Cordialement

Par Laurent Martin le 23/05/16 à 21h17

j’aimerai que l’arabe sans peine sorte assez vite maximum un an et demi

Par Chris K. le 24/05/16 à 1h21

@Laurent Martin:

Un an et demi de délai maximum ? C’est précis et un peu exigeant…
Il ne reste plus qu’à convaincre les éditions ASSIMIL et les auteurs.
Ce n’est pas encore gagné !
En attendant, la méthode actuelle d’arabe (2006) est très bien, même si à mon goût elle va un peu trop vite dans la difficulté.

Par Normand Archambault le 21/08/17 à 15h11

Bonjour! C’est pour quand la fameuse méthode d’écriture promise par Mei Mercier?

    Par Éditions Assimil le 21/08/17 à 15h31

    Bonne question, ça se rapproche !

Par Patrice C. le 22/08/17 à 0h48

Cette nouvelle version de l’Assimil chinois par Mei Mercier et Hélène Arthus est excellente, tant au niveau de la progressivité des leçons que de la qualité et de l’intérêt des dialogues.

La langue, tout à fait contemporaine, intègre bien les concepts liés aux nouveaux modes de communication. Ce n’était pas encore le cas de la version de Philippe Kantor que j’avais pratiquée avec de bons résultats dans les années 90.

Les notes grammaticales sont claires et utiles. Les notes culturelles et leurs mots-clés ouvrent sans cesse de nouveaux horizons. Bravo !

    Par Éditions Assimil le 22/08/17 à 9h28

    Merci, nous venons de transmettre vos compliments aux auteures.

Par Hélène Arthus le 22/08/17 à 12h02

La mise en page du volume d’écriture chinoise – prévu en complément du manuel de la collection Sans peine ou en apprentissage dissocié – s’est achevée début août 2017. Mei Mercier et moi-même y abordons 430 caractères de façon raisonnée et progressive grâce à de brefs exercices d’observation immédiate. Le fléchage de chaque trait (quel travail !) vise la précision et la mémorisation gestuelle. Nos mots-clés sont autant de fenêtres sur le monde chinois. Merci à tous.

Par Michel BELLON le 23/08/17 à 11h19

Bonjour,

Nous attendons tous cet ouvrage avec impatience.
Pouvez-vous préciser quelles adaptations et modifications Mei Mercier et vous avez apportées à l’ouvrage d’origine que je possède, paru en anglais en 2014 ? En effet, le texte de présentation sur le site fr.assimil.com, section Nouveautés, ne mentionne que l’auteure de cette édition d’origine, ShaoLan Hsueh, et l’illustrateur Noma Bar.

Merci et bonne journée,
Michel.

Par Chris K. le 24/08/17 à 18h41

Bonsoir,

Concernant le nouveau manuel d’écriture chinoise à paraître;
Est-ce que les caractères traditionnels y sont enseignés en parallèle avec les caractères simplifiés ?
Ce qui serait une aide précieuse aussi bien pour le chinois mandarin que pour le chinois cantonais.

Par Michel BELLON le 24/08/17 à 23h05

Bonsoir Chris,

Dans la version de ce livre que je possède, en anglais, qui date de 2014, les caractères sont donnés à la base dans leur forme traditionnelle utilisée principalement à Taïwan, Hong Kong et Macao (« caractères réguliers » 正體字 [zhèngtǐzì], ou « caractères complexes » 繁體字 [fántǐzì], ou encore 老字 « caractères anciens » [lǎozì]), ce qui n’est pas étonnant quand on sait que l’auteure, ShaoLan Hsueh, est taïwanaise de Taipei. Mais en second lieu est indiquée aussi le forme simplifiée en usage en Chine continentale et à Singapour (« caractères simples » 簡化字 [jiǎnhuàzì]).
Je suppose qu’Hélène Arthus et Mei Mercier ont procédé à des adaptations et modifications de l’ouvrage d’origine, qu’elles nous préciseront peut-être en réponse à mon message d’hier, mais il serait étonnant que la double graphie ait été supprimée.

Il faut aussi noter qu’Assimil reprend une couverture qui n’est pas celle de l’ouvrage de 2014 (Chineasy: The New Way to Read Chinese), mais celle d’un livre de la même auteure publié deux ans plus tard (Chineasy Everyday: Learning Chinese Through Its Culture). On ne peut donc pas encore savoir à quel livre exactement correspond la version française.
Quoi qu’il en soit, je suis resté un peu sur ma faim avec l’édition de 2014, qui ne présente qu’environ 400 caractères, et d’une façon qui me paraît un peu dispersée et pas très pratique. Il reste donc à espérer qu’Assimil aura amélioré l’ouvrage de départ pour nous en proposer une adaptation française plus utile.

Bonne fin de soirée,
Michel.

    Par Éditions Assimil le 25/08/17 à 9h26

    Bonjour, je pense qu’il y a confusion. Hélène Arthus a été consultante technique pour notre traduction/adaptation nouveau livre de SahoLan, qui n’est pas celui de 2014 mais un ouvrage inédit dont le titre anglais est effectivement Chineasy Everyday (et notre couverture est la même que la leur).

    Par ailleurs Hélène Arthus et Mei Mercier ont réalisé pour Assimil un nouveau livre d’écriture chinoise, qui complète leur récente méthode.

Par Michel BELLON le 25/08/17 à 11h26

Bonjour,

Merci pour cette réponse qui vient lever l’ambiguïté.
En revanche, et si je comprends bien maintenant, nous allons avoir bientôt une nouvelle « Écriture chinoise » qui viendra remplacer le volume de Philippe Kantor dont la dernière édition, si je me souviens bien, date de 2011 ?
C’est une excellente nouvelle, encore une ! 🙂

Bonne journée,
Michel.

    Par Éditions Assimil le 29/08/17 à 10h09

    Oui, c’est exactement cela.

Par Chris K. le 23/08/18 à 20h21

Bonsoir,

A propos du chinois, ou plutôt des langues chinoises:

Est-ce que quelqu’un connaît un ou plusieurs bons ouvrages francophones ou anglophones avec support audio pour se familiariser avec le Wu (吴语), la langue chinoise la plus importante derrière le mandarin, plus particulièrement du dialecte shanghaïen (上海语) qui diffère du mandarin standard ?
Je ne connais que le livre « Parlons shanghaïen » (L’Harmattan) qui est plus une approche linguistique du dialecte parlé à Shanghaï.

Si par ailleurs, les éditions ASSIMIL pouvaient un jour envisager de se lancer dans cette aventure; ASSIMIL a déjà publié une très bonne méthode de cantonais, alors que les locuteurs de Wu sont finalement plus nombreux en Chine que les locuteurs de cantonais. 🇨🇳

Par Michel BELLON le 23/08/18 à 22h49

Bonsoir Chris,

Voici une première réponse rapide.

Tout d’abord, pour des généralités sur le wu et son importance, reporte-toi à la discussion que plusieurs participants et nous avons eue entre fin août et septembre 2014 après la publication, le 24/6/2014, de l’article « Nouveautés Assimil : ce qui vous attend à la rentrée ».

En ce qui concerne les publications consacrées à cette langue, je ne possède que le « Parlons shanghaïen » que tu mentionnes.
Je sais qu’en son temps la série « 17 Minutes Languages » a édité un logiciel d’étude du wu, mais… je pense qu’on va passer cette « méthode » sans trop s’y arrêter, étant donné qu’elle propose tout au plus d’ânonner quelques centaines de mots et expressions.
Mis à part ça, je sais qu’il existe plusieurs ouvrages en chinois sur le wu, et quelques-uns en japonais, mais n’ayant pu les consulter (et si je l’avais fait, encore aurais-je dû bien les comprendre, ce qui, comme on dit, « n’était pas gagné d’avance » 😀 ), je ne peux te donner aucune information à leur sujet.

Bonne soirée,
Michel.

Par Chris K. le 27/08/18 à 18h28

Bonjour, pour répondre au commentaire de Michel, il n’y a effectivement aucune méthode non-sinophone de wu qui est, rappelons-le, la 2ème langue la plus importante de Chine juste derrière le mandarin et devant le cantonais.

Par contre, concernant le dialecte shanghaïen (dialecte du wu), il y a un ouvrage américain qui n’est pas mal fait:

« Shanghainese Dictionary & Phrasebook » de R. Simmons (2011) aux éditions Hippocrene books.

Comme son titre l’indique, c’est un lexique complet et un guide de conversation, mais avec une bonne partie sur la grammaire et la structure du shanghaïen. Malheureusement, il n’y a pas de support audio. ☹

De manière générale, il est quasi impossible de trouver sur le marché des ouvrages anglophones, francophones, etc… qui enseignent les langues chinoises autres que le mandarin et le cantonais.

Par Michel BELLON le 27/08/18 à 23h33

Bonsoir Chris,

Je n’ai pas la même appréciation que toi du livre publié par Hippocrene.

Les explications données sur le système phonétique complexe du shanghaïen sont assez absconses.
En ce qui concerne les sons isolés, les références faites à la fois à l’anglais et au pǔtōnghuà se contredisent dans certains cas. Il est par exemple impossible, si on s’en tient à ce seul ouvrage, de comprendre comment cette langue répartit les consonnes occlusives en trois séries (sonore faible, sourde et sourde aspirée) là où le pǔtōnghuà ne distingue que deux séries (sourde et sourde aspirée).
C’est la même chose pour les tons, avec une première explication que l’auteur qualifie de « rapide, mais suffisante pour un début », juste après quoi il se lance dans un examen qui se veut plus approfondi au bénéfice des lecteurs qui voudraient se faire une « représentation plus détaillée » de la question. Ces deux niveaux, dont j’avoue mal comprendre la raison d’être, renforcent la confusion sur un point qui n’est déjà pas des plus simples.
Je n’hésite donc pas à dire que l’approche pédagogique est extrêmement déficiente pour un auteur qui enseigne la dialectologie du chinois en université. À sa décharge, je soupçonne que les contraintes éditoriales auxquelles il a dû faire face lui ont interdit des développements qui auraient pourtant été plus efficaces.
Quant à la grammaire, elle n’occupe que 7 pages sur les plus de 300 que compte l’ouvrage !
Le dictionnaire lui-même ne contient que 4000 mots, mais j’admets cependant volontiers que ce n’est pas rien compte tenu de la dimension de l’ouvrage et du fait qu’il n’existe que très peu de matériel sur le shanghaïen.

En résumé, ce volume est assez conforme à la ligne générale de l’éditeur dont les publications sont, à mon avis et comme tu t’en souviens sans doute, rarement d’un grand intérêt. Il ne vient en tout cas pas combler d’une façon satisfaisante le manque de méthodes d’étude du shanghaïen.

Bonne fin de soirée,
Michel.

Par chris K. le 28/08/18 à 1h31

Merci Michel pour ces précisions.
Je n’ai pas encore eu le temps de me plonger dans cet ouvrage Hippocrene à tête reposée !
Je crois que l’on doit faire avec le peu d’ouvrages disponibles sur le shanghaïen…

Aussi je viens de recevoir un autre ouvrage d’apprentissage du dialecte shanghaïen, mais sur une base de chinois mandarin. Tous les dialogues sont écrits en caractères chinois simplifiés et transcrits en caractères latins simples (pas en hànyǔ pīnyīn officiel).
Les dialogues sont également enregistrés sur CD MP3 ce qui permet déjà de « s’imprégner » de l’intonation du shanghaïen:

学说上海话(第二版)

de 丁迪蒙

Editions 上海科学技术文献出版社 2015

Par Michel BELLON le 28/08/18 à 17h01

Bonjour Chris,

Oui, le cours de Dīng Dí Méng me paraît être un bien meilleur choix que le livre de Richard VanNess Simmons publié par Hippocrene. Malheureusement, comme tu le précises, l’auteur utilise un système de transcription en alphabet latin qu’il a lui-même mis au point, et pas le pīnyīn… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?… 😀

Puisque tu lis le chinois, tu pourras peut-être aussi te procurer la « Méthode de shanghaïen » 上海话教程, de Ruǎn Héng Huī, qui présente l’intéressante particularité de donner la traduction des phrases de shanghaïen en pǔtōnghuà, anglais et japonais. C’est la réédition d’un ouvrage précédent du même auteur, « Méthode d’auto-apprentissage du shanghaïen », 自学上海话, axée sur la langue de la jeune génération qui présente des différences en particulier phonétiques avec celle des générations plus anciennes. L’ouvrage est conçu en partie comme un guide de conversation, mais donne cependant un certain nombre d’informations grammaticales. Malheureusement, l’édition trilingue ne comprend pas d’enregistrement, ce qui rend nécessaire l’achat des deux versions puisque la première est accompagnée d’un CD MP3.

Bonne fin d’après-midi,
Michel.

Par Chris K. le 02/09/18 à 14h41

Bonjour à tous,

A propos de la méthode ASSIMIL de cantonais, s’il est prévu de la réimprimer avec la nouvelle ligne graphique en superpack-clé USB; ce serait vraiment bien si l’auteur C. WONG pouvait rajouter un tableau avec une représentation graphique des tons du cantonais.
Une telle représentation visuelle est indispensable et manque à cet ouvrage, d’autant plus que le système romanisation Jyutping n’est pas très simple à lire, surtout quand on est habitué au système Pīnyīn du mandarin. 🙂 🇨🇳🇭🇰

Par Chris K. le 04/09/18 à 4h06

Le cantonais: langue ou dialecte ?

粵語 🇭🇰🇨🇳

Par Michel BELLON le 04/09/18 à 8h38

Bonjour Chris,

Langue ou dialecte – c’est souvent une question de point de vue, qui relève plus du sociologique que du linguistique. On sait qu’en France on a pu considérer l’occitan comme un « dialecte » du français, ou pire, un « patois », terme encore plus dépréciatif. Hors de nos frontières, que dire par exemple du sicilien face à l’« italien » ou du bavarois face à l’« allemand » ?
En Chine, on a l’habitude de qualifier le cantonais de dialecte (方言, fāng yán, littéralement « parole locale ») bien que l’intercompréhension avec le pǔtōnghuà soit presque impossible. Il semble donc beaucoup plus juste de parler de langue à son sujet. Et surtout, il ne faut pas oublier que le terme que nous traduisons par « cantonais » correspond, selon les cas à une langue précise, celle parlée à Canton, Hong Kong et Macao, (广府话, guǎng fǔ huà) ou bien au groupe des langues yuè (粤语, yuè yǔ) dans son ensemble, qui compte de nombreuses variétés (« langues » ou « dialectes »…), parmi lesquelles le taishan (台山话, tái shān huà) qui a longtemps été la plus parlée au sein de l’émigration chinoise. On est donc là dans une situation comparable à celle du wu, objet d’une récente discussion.

Bonne journée,
Michel.

Par Laurent Martin le 04/09/18 à 19h08

Bonjour,

Croyez vous à la sortie d ‘une nouvelle méthode d’arabe sans peine pour l’année prochaine ? Qu’en pensez vous ?
Cordialement

Par Chris K. le 04/09/18 à 21h17

Merci Michel pour ces éléments de réponse. 😊
Il n’est effectivement pas toujours aisé de trancher entre « langue » et « dialecte », bien que normalement une langue (contrairement à un dialecte) a une forme écrite avec une grammaire et un orthographe bien définis.

Pour avoir étudié le mandarin et le cantonais avec les deux méthodes ASSIMIL, les différences lexicales, grammaticales, et surtout tonales (!) entre ces deux « parlers » chinois sont plus que significatives.
On pourrait logiquement considérer le mandarin et le cantonais comme étant deux langues bien distinctes dans le groupe des langues chinoises et plus largement dans la famille des langues sino-tibétaines.

Par Michel BELLON le 04/09/18 à 21h39

Bonsoir Laurent,

Je ne suis comme toi qu’un simple utilisateur des publications d’Assimil même si j’interviens assez souvent sur ce bloc-notes. À ce titre, ce que je crois ou pas n’a aucune valeur et n’influence en rien la politique éditoriale de la marque. D’ailleurs, il y a longtemps que j’ai cessé de « croire ». Je me contente de constater a posteriori les choix faits et d’indiquer, comme le font d’autres contributeurs, mes préférences et mes attentes au sujet de la parution de futurs titres.
Cela dit, la méthode d’arabe actuelle est assez récente et, compte tenu des délais de renouvellement habituels, j’ai tendance à penser qu’il est peu probable que nous voyions sa refonte dès l’année prochaine. Pourtant, nous avons déjà eu des surprises avec l’arrivée de nouvelles langues ou de rééditions que la « logique » de ces rythmes ne pouvait laisser prévoir. Qui sait ce qu’il en sera pour l’arabe, le hindi, ou n’importe quelle des autres langues déjà au catalogue ou susceptible d’y entrer ? Seul l’éditeur pourrait répondre, et encore cela n’est pas sûr puisque diverses considérations, en particulier commerciales, font qu’il ne communique pas sur ses projets, comme il l’a déjà dit à plusieurs reprises ici même.
Il faudra donc t’armer de la même patience que nous tous, interroger ton libraire s’il accepte de te montrer les listes prévisionnelles que les commerciaux de la marque auront pu lui remettre, et éventuellement consulter de temps en temps les sites de grandes librairies en ligne qui annoncent généralement les publications à paraître à court et moyen terme, cela avec un certain degré d’incertitude comme vient de nous le montrer l’exemple du vietnamien.

Bonne soirée,
Michel.

Par Chris K. le 05/09/18 à 0h11

Si je peux intervenir, l’arabe « sans peine » niveau débutants paru en 2006 et le « perfectionnement arabe » paru en 2012 ne sont effectivement pas les plus anciennes méthodes du catalogue ASSIMIL.
D’autres langues qui ont fait l’objet d’une méthode dans les années 90 comme le hindi, le vietnamien, et le coréen (dont la parution de la nouvelle édition est prévue pour octobre 2018) sont peut-être plus « prioritaires » que l’arabe sur le plan éditorial; d’autant plus que les éditions ASSIMIL viennent juste de publier une méthode inédite d’arabe littéraire:

« Apprendre l’arabe. Niveau A2 » dans la collection « Objectif langues ».

Cette nouvelle méthode enseigne un arabe vivant et actuel (apprentissage de la langue parlée et de l’écriture + une bonne partie consacrée à la grammaire).

Par Michel BELLON le 05/09/18 à 12h34

Bonjour Chris,

J’apporterai une précision à ton dernier message.
Il me semble qu’on ne peut pas vraiment dire que la toute nouvelle méthode pour débutants, Apprendre l’arabe, « enseigne un arabe vivant » étant donné que, pour les raisons que précise l’auteure dans sa présentation, page 10, elle la consacre à l’arabe littéraire, appelé aussi arabe littéral.
Cette variété en principe commune à l’ensemble des arabophones par le biais de l’enseignement est utilisée essentiellement à l’écrit et dans les médias. Dans la conversation courante, c’est l’un des nombreux dialectes qu’on entendra. Il en existe au moins un dans chacun des pays de « langue arabe », et souvent même plusieurs.
D’ailleurs, Assimil a justement publié plusieurs guides de conversations pour les principaux arabes dialectaux. Ils peuvent différer l’un de l’autre au point de rendre l’intercompréhension difficile, voire impossible. C’est pour éviter ces difficultés que les locuteurs auront éventuellement recours à l’arabe littéral, que l’on pourrait à la limite qualifier de « langue artificielle ». Mais je grossis un peu le trait, car cet arabe est tout de même le continuateur de la langue classique, adaptée aux réalités contemporaines. C’est dans ce sens qu’il peut être qualifié de « vivant ».
Pour faire une comparaison, pas très bonne d’un point de vue linguistique, mais parlante, la situation du monde arabe est celle qui existerait dans le monde latin si, comme nous le faisons, nous parlions français, espagnol, catalan, italien, portugais, roumain… dans chacun des pays où ces langues sont officielles, mais que nous écrivions et utilisions dans la presse, à la télévision et à la radio, ainsi parfois que dans la littérature et au cinéma, le latin (sous sa forme « moderne ») qui est, plus ou moins, la source des différentes langues romanes d’aujourd’hui.

Bonne journée,
Michel.

Par Laurent Martin le 05/09/18 à 13h59

Bonjour,

De toute façon les éditions assimil n’ont pas le choix, il leur restent juste le vietnamien, l’hindi et l’arabe tout le reste est trop récent
Cordialement

Par Chris K. le 05/09/18 à 17h04

Bonjour,

@Laurent Martin:

Le bulgare et le norvégien commencent également à dater (2001 et 2000); des mises à jours ou des réactualisations seraient les bienvenues.

@Michel:

Lorsque je dis « arabe vivant » c’est par rapport aux dialogues de la nouvelle méthode « Apprendre l’arabe »…
L’auteure précise elle-même dans son préface que parler l’arabe littéral dans la vie de tous les jours serait considéré comme « pompeux » dans les pays arabophones.

Par Laurent Martin le 05/09/18 à 18h46

Bonjour,

Je parle des méthodes sans peine, la plupart des méthodes assimil datent de 2008 à 2012, à l’exception de l’allemand, l’italien, l’hindi, le vietnamien, l’arabe , le basque, le norvégien et le bulgare tout le reste est très récent même le turc et l’hébreu viennent de changer de couvertures, le thai est nouveau, le polonais, le chinois, le japonais, le Khmer en passant par le suédois et le grec , d’autre part l’arabe utilisé dans la méthode sans peine est l’arabe moderne littéral depuis le début avec Jean Jacques Schmidt et Madame Halbout ,de plus l’auteur ou auteur sera certainement différente sur la méthode sans peine, et en plus je dois ajouter que la méthode A1-A2 est indépendante.
Cordialement
Je suis professeur de langues

Par Chris K. le 05/09/18 à 21h43

Je ne connais pas suffisament la langue arabe pour dire si la méthode l’arabe « sans peine » parue en 2006 a vraiment besoin d’être réactualisée; en revanche, je trouve que cette version est beaucoup plus utilisable et accessible que le tout premier arabe « sans peine » publié en 1975 où l’écriture arabe était manuscrite et directement imprimée telle quelle !
L’édition de 2006 est beaucoup plus claire et surtout beaucoup plus pédagogique que celle de 1975.

Par Laurent Martin le 07/09/18 à 18h55

Bonjour à tous et à toutes,

Je fais un petit sondage pour me distraire auprès des assimilistes voilà quelles langues voudriez vous voir sortir en « méthode sans peine en 2019 » ?
Très cordialement
Laurent Martin

Par Anthony Tremblay le 07/09/18 à 21h22

J’aimerais avoir un tibétain sans peine, ainsi qu’un albanais sans peine ^^

En ce moment les méthodes disponibles pour l’albanais et le tibétain sont trop rudes ou en anglais.

Par Chris K. le 08/09/18 à 1h09

Bonjour,

Pour répondre à ce sondage, les langues que j’aimerais voir publier en superpack « sans peine » dans le meilleur des cas en 2019, sinon dans les 3-4 ans à venir seraient:

EUROPE:

– L’islandais
– Le lituanien
– Le biélorusse
– Le slovaque
– Le slovène
– Le serbe
– L’albanais
– Le macédonien

ASIE:

– L’azéri
– Le kazakh
– Le lao
– Le tagalog
– Le wu (langue chinoise la plus importante juste après le mandarin et avant le cantonais en nombre de locuteurs).

AMERIQUE:

– L’espagnol d’Amérique latine
– Le quechua

Pour l’Asie, je ne mentionne pas volontairement le vietnamien car la refonte doit paraître à une date encore indéterminée, ni le hindi car j’ai la très forte intuition que ce dernier est en cours d’écriture… 🙏🤞🤞

Dans la série « perfectionnement », j’aimerais voir:

– L’anglais U.S.
– Le néerlandais
– Le portugais (Portugal et Brésil)
– Le chinois mandarin
– Le japonais

Par ailleurs, j’aimerais bien que les éditions ASSIMIL développent un peu plus les différentes formes dialectales de l’arabe (Maghreb, Egypte, Moyen-Orient, Pays du Golfe), ainsi que les langues berbères (kabyle, etc…)

Par Monsieur Michele Bondesan le 08/09/18 à 10h04

Bonjour,
les langues pour lesquelles je voudrais qu’il y ait une méthode sans peine sont toutes les langues européennes manquantes: islandais, estonien, letton, lituanien, biélorusse, slovène, etc.
Un « sans peine » d’espagnol latino-américain serait le bienvenu, aussi (tout comme un perfectionnement).
Pour les perfectionnements, je souscris la liste proposée par Chris. J’y ajouterais le latin et le grec ancien.
J’aimerais, par ailleurs, qu’Assimil publie d’autres ouvrages dans les séries « Affaires » (français pour étrangers, espagnol, allemand, russe, chinois, japonais, etc.) et « Argot » (allemand, portugais européen et brésilien, espagnol d’Amérique, etc.).

J’en profite pour demander encore une fois des explications à propos du projet de financement participatif dont il était question déjà en 2013. Dans un billet que j’ai lu récemment, Assimil écartait l’hypothèse d’une méthode d’akkadien parce que personne ne voudrait la subventionner.
Quand je pense au financement participatif, je pense aux campagnes en ligne où les gens donnent un, cinq, dix euros, mais ce n’est peut-être pas l’idée d’Assimil. Comment votre financement participatif fonctionnerait-il?

Bon weekend à tous!

    Par Éditions Assimil le 13/09/18 à 17h19

    Bonjour, le financement participatif serait très intéressant. Mais il se heurte à un problème de taille (en dehors du fait que les livres ou projets éditoriaux fonctionnent mal en crowdfunding), qui réside dans le délai moyen de réalisation d’une méthode. En d’autres termes, si on fait une campagne pour, mettons, une méthode d’albanais, il faudra plus de deux ans pour la mener à bien. Or, les personnes qui participent au financement d’un projet ne sont pas prêtes à attendre aussi longtemps…

Par Laurent Martin le 08/09/18 à 14h01

Bonjour,

J’attends vos réponses chers assimilistes, concernant vos envies de langues en » méthodes sans peine », pour 2019
Cordialement

Par Chris K. le 08/09/18 à 16h42

Sondage à propos du cantonais 粵語 🇨🇳🇭🇰

Quel est le système de romanisation qui vous semble le plus adapté et le plus simple pour transcrire les 6 à 9 tons du cantonais; le système Yale ou bien le système Jyutping ? 🤔

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